Maintenir les frontières fermées n'est pas une stratégie "viable" contre le coronavirus, estime l'OMS

Maintenir les frontières fermées n'est pas une stratégie "viable" contre le coronavirus, estime l'OMS
L'aéroport de Danang, au Vietnam, le 27 juillet 2020.

publié le lundi 27 juillet 2020 à 16h08

Face à l'épidémie de coronavirus, de nombreux pays dans le monde ferment leurs frontières à des ressortissants venant de zones à risques ou imposent des quarantaines et des tests. "Les mesures de restriction de voyage doivent être prises en conjonction avec d'autres mesures", a alerté le Dr Michael Ryan, directeur des situations d'urgence à l'OMS.




Alors que la pandémie de coronavirus, qui a fait près de 650.000 morts, poursuit inexorablement son accélération, de nouveaux pays, de l'Asie à l'Europe, imposent des mesures sanitaires plus strictes.

De nombreux pays dans le monde ferment notamment leurs frontières à des ressortissants venant de zones à risques ou imposent des quarantaines et des tests, mais sans stratégie concertée.

"Cela va devenir presque impossible pour les pays de maintenir dans un futur proche leurs frontières fermées", a prévenu lundi 27 juillet le Dr Michael Ryan, directeur des situations d'urgence à l'OMS, lors d'une conférence de presse virtuelle. "Maintenir les frontières internationales fermées n'est pas nécessairement une stratégie viable", a-t-il souligné. "Les économies doivent rouvrir, les gens doivent travailler, le commerce doit reprendre", a-t-il admis, tout en reconnaissant que chaque Etat devait prendre en compte individuellement les risques d'ouvrir ses frontières.

"Il est très difficile d'avoir une politique qui convienne à tous. Si je suis une petite nation sans cas de Covid-19, un seul cas (importé) peut représenter un désastre. Dans un pays où l'incidence de la maladie est importante, fermer la frontière peut ne faire aucune différence", a-t-il poursuivi.

"Les mesures de restriction de voyage doivent être prises en conjonction avec d'autres mesures", a-t-il souligné. "Seules en tant que telles, elle ne sont pas efficaces pour limiter les mouvements du virus, qui est partout", a ajouté le responsable de l'OMS. "Mais il est très difficile de définir une politique globale", a-t-il répété, soulignant que la nature du risque était déterminée par les situations locales et nationales.

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