Liban : Carlos Ghosn dit fuir la "persécution politique" du Japon, son avocat "abasourdi"

Liban : Carlos Ghosn dit fuir la "persécution politique" du Japon, son avocat "abasourdi"
Carlos Ghosn, à Tokyo, en 2014

, publié le mardi 31 décembre 2019 à 08h20

Le conseil de l'ancien PDG de Renault-Nissan dit n'avoir eu aucun contact avec l'homme d'affaires depuis sa fuite rocambolesque vers Beyrouth, où il se trouve actuellement.

Son échappée a pris tout le monde de court. Le principal avocat japonais de Carlos Ghosn s'est dit "abasourdi" par l'annonce de la fuite au Liban de son client, affirmant qu'il n'a eu aucun contact avec lui depuis son départ dont les conditions demeurent mystérieuses.

Carlos "s'est libéré de l'injustice"

"C'est une surprise totale, je suis abasourdi", a déclaré aux médias Junichiro Hironaka, affirmant ne pas avoir été contacté par l'homme d'affaires et avoir appris "par la télévision" que l'ex-patron de Renault-Nissan avait fui le Japon où il est sous le coup de quatre inculpations pour malversations financières.

"Je suis à présent au Liban. Je ne suis plus l'otage d'un système judiciaire japonais partial où prévaut la présomption de culpabilité", avait confirmé Carlos Ghosn dans la nuit du 30 au 31 décembre, selon ce document transmis par ses porte-parole. "Je n'ai pas fui la justice, je me suis libéré de l'injustice et de la persécution politique. Je peux enfin communiquer librement avec les médias, ce que je ferai dès la semaine prochaine", avait-il ajouté.



Il s'agit d'un nouveau rebondissement dans les déboires judiciaires pour le magnat déchu de l'automobile, jusque-là assigné à résidence au Japon où il attendait d'être jugé à partir d'avril 2020 pour des malversations financières présumées.
 

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