Les princes William et Harry démentent les rumeurs de discorde entre eux

Les princes William et Harry démentent les rumeurs de discorde entre eux
Meghan, Harry, William et Kate le 10 juillet 2018 sur le balcon du palais de Buckingham.

, publié le lundi 13 janvier 2020 à 14h00

Le journal britannique "The Sunday times", affirmant citer l'aîné des deux frères, a fait état dimanche de relations dégradées au sein de la fratrie. Les princes William et Harry assurent lundi qu'il s'agit d'une "histoire fausse". 

Alors que la reine Elizabeth II doit recevoir ses petits-fils, les princes Harry et William, lundi 13 janvier dans l'après-midi, au sujet de la décision du cadet de mettre fin à ses fonctions officielles, tous deux prennent la parole pour démentir des affirmations de la presse britannique.

Dans une rare déclaration commune, ils font front commun contre la "fausse histoire" publiée dans le journal britannique "The Sunday Times", sur leurs relations prétendument dégradées.




"Pour des frères qui prêtent une profonde attention aux questions touchant à la santé mentale, cette utilisation d'un langage incendiaire est offensante et potentiellement dangereuse", dénoncent les deux fils du prince Charles et de Lady Di, dans un communiqué commun, au moment où la famille royale tente de résoudre la crise provoquée par les désirs d'indépendance du prince Harry et sa femme Meghan.

• "Des entités séparées"

"Malgré des démentis clairs, une fausse histoire a été publiée dans un journal britannique, spéculant sur les relations entre le duc de Cambridge (le prince Wiliam, NDLR) et le duc de Sussex (le prince Harry)", regrettent-ils. 




Selon le "Sunday Times", William aurait confié à un ami : "J'ai mis mon bras autour des épaules de mon frère toute notre vie et je ne peux plus le faire; nous sommes maintenant des entités séparées". Le journal, qui disait citer un "proche", affirmait que Harry et Meghan s'étaient sentis "repoussés parce qu'ils avaient perçu comme du harcèlement de la part du duc de Cambridge". 

• Réunion au sommet entre la reine, le prince Charles et ses deux fils

Après son annonce fracassante, le prince Harry est convoqué chez la reine. Elizabeth II réunit lundi sa famille, pour une réunion de crise destinée à trouver une solution aux velléités d'indépendance de son petit-fils et de son épouse Meghan. Ce face-à-face dans la résidence de Sandringham (est de l'Angleterre) est, depuis le début de la tempête que traverse la famille, le premier entre le prince âgé de 35 ans et la monarque de 93 ans, "blessée" selon les journaux par sa volonté de se mettre en retrait de la famille royale britannique.

Le duc de Sussex, sixième dans l'ordre de sa succession au trône, souhaite gagner son "indépendance financière" et vivre une partie de l'année en Amérique du Nord, sans totalement tourner le dos à la monarchie. 

• Le spectre de l'abdication d'Édouard VIII

Annoncé alors qu'Harry cachait de moins en moins son malaise face aux attaques des tabloïds contre sa femme, le "Megxit" a pris de court la monarchie, dont les principaux membres n'avaient pas été consultés. Elizabeth II a demandé à sa famille de trouver rapidement une solution. L'épisode a ravivé le souvenir de l'abdication, en 1936, du roi Édouard VIII pour épouser Wallis Simpson, une Américaine divorcée - comme Meghan. Il avait fini sa vie en exil à Paris.

Après avoir déménagé du palais de Kensington, à Londres, où ils vivaient avec William et Kate, Harry et Meghan ont rompu avec la fondation où les deux couples œuvraient ensemble. Meghan, 38 ans, repartie au Canada aussitôt après l'annonce choc pour retrouver son fils de 8 mois, Archie, devrait participer aux discussions par téléphone.

• La question des revenus de Harry et Meghan

La volonté du couple de gagner sa vie -probablement en capitalisant sur son statut- en gardant ses titres royaux, l'usage du cottage qu'il occupe sur les terres du châteaux de Windsor et un pied dans la monarchie passe mal au Royaume-Uni. Parmi les sujets discutés figure le montant de la dotation financière que le prince Charles attribue au couple depuis sa réserve personnelle. 

Meghan et Harry n'ont jusqu'ici officiellement renoncé qu'à leur part de l'allocation royale, laquelle ne représente que 5% de leurs revenus. Le couple a en revanche fait déposer la marque "Sussex Royal", qui couvre des domaines très divers, de cartes postales à des vêtements en passant par des services de conseil ou des campagnes caritatives.

• Une interview choc en préparation ?

S'ils n'obtenaient pas satisfaction, Harry et Meghan pourraient accepter une interview télévisée à bâtons rompus aux conséquences potentiellement désastreuses, rapportent lundi plusieurs journaux. De quoi rappeler celle donnée par Lady Di en 1995, dévastatrice, dans laquelle elle s'épanchait sur les difficultés de sa vie au sein de la "firme", surnom de la famille royale. 

Tom Bradby, journaliste à la chaîne de télévision ITV et ami de William et Harry, a fait planer la menace d'une "longue interview télévisée où tous les coups seraient permis". Le résultat "ne serait pas joli", a-t-il averti dimanche. Dans une interview donnée à ce journaliste en octobre 2019, Meghan Markle, qui a épousé Harry en 2018, avait confié les larmes aux yeux que sa nouvelle vie était "difficile" en raison de la pression des médias.

Harry a d'ailleurs déposé une série de plaintes contre des tabloïds accusés de violer sa vie privée. Il redoute que "l'histoire ne se répète", après la mort de sa mère Diana dans un accident de la route, en 1997, alors qu'elle était pourchassée par des paparazzis à Paris.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.