Les Palestiniens outrés par la menace de Trump de couper l'aide

Chargement en cours
 Le président américain Donald Trump lors d'une rencontre avec son cabinet à la Maison Blanche à Washington, DC le 20 décembre 2017

Le président américain Donald Trump lors d'une rencontre avec son cabinet à la Maison Blanche à Washington, DC le 20 décembre 2017

1/2
© AFP, SAUL LOEB
A lire aussi

AFP, publié le mercredi 03 janvier 2018 à 18h59

Les dirigeants palestiniens ont affirmé mercredi qu'ils ne cèderaient pas au "chantage", après la menace du président américain Donald Trump de leur couper d'importantes aides annuelles, dernier épisode en date de la crise entre les deux parties.

Les relations entre l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas et l'administration Trump se sont envenimées après l'annonce le 6 décembre par le président américain de sa décision de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël.

Cette annonce a provoqué la colère des Palestiniens, qui veulent faire de Jérusalem-est annexée par Israël la capitale de l'Etat auquel ils aspirent. L'Autorité palestinienne a ensuite affirmé que les Etats-Unis étaient à présent disqualifiés pour assumer leur rôle de médiateur historique de paix avec les Israéliens.

En 2016, les Etats-Unis ont versé 319 millions de dollars (264 millions d'euros) d'aide aux Palestiniens via leur agence de développement (USAID), selon des chiffres disponibles sur son site. Ces subsides sont vitaux pour l'Autorité palestinienne, dont le budget dépend largement de l'aide internationale.

Néanmoins, le porte-parole de la présidence palestinienne, Nabil Abou Roudeina, a assuré, en réaction à M. Trump que "Jérusalem est la capitale éternelle de l'Etat de Palestine et n'est pas à vendre pour de l'or ou des milliards".

"Nous ne sommes pas opposés à reprendre des négociations, mais elles doivent être fondées sur le droit international et les résolutions (de l'ONU) qui ont reconnu un Etat palestinien indépendant avec Jérusalem-Est comme capitale", a-t-il dit.

"Nous ne céderons pas au chantage", a également affirmé Hanane Ashrawi, une responsable de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).

Le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a lui dénoncé "un chantage politique minable qui reflète la conduite barbare et immorale américaine".

- Israël satisfait - 

Mardi, dans l'un de ses nombreux tweets, Donald Trump a affirmé: "Nous payons les Palestiniens DES CENTAINES DE MILLIONS DE DOLLARS par an sans reconnaissance ou respect" de leur part. "Puisque les Palestiniens ne sont plus disposés à parler de paix, pourquoi devrions-nous leur verser des paiements massifs à l'avenir?"

Aux 319 millions de dollars d'aide aux Palestiniens via USAID s'ajoutent 304 millions de dollars d'assistance versés par Washington aux programmes de l'ONU dans les Territoires palestiniens. Donald Trump n'a pas précisé à quelles aides il faisait spécifiquement référence dans son tweet.

L'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) a, elle, indiqué ne pas avoir été informée par les Etats-Unis d'un quelconque changement de financement.

Deux ministres israéliens se sont félicités des propos du président américain.

"Nous avons affaire à un président qui dit ce qu'il pense de façon claire et nette", a affirmé Miri Regev, ministre de la Culture et des Sports, une proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

"On ne peut d'un côté obtenir 300 millions de dollars d'aide américaine et de l'autre fermer la porte à des négociations", a-t-il dit. 

Le ministre de l'Education Naftali Bennett a félicité M. Trump "qui ne craint pas de dire la vérité même quand elle n'est pas populaire".

- Espoirs douchés -

Les Etats-Unis avaient menacé de prendre des mesures de rétorsion après un vote à l'Assemblée générale de l'ONU, le mois dernier, condamnant la reconnaissance par Washington de Jérusalem comme capitale d'Israël.

Depuis son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump s'est targué de pouvoir obtenir un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens, un dossier sur lequel tous ses prédécesseurs ont échoué.  

Les espoirs d'une solution à deux Etats ont encore été douchés mardi lorsque le Parlement israélien a adopté un projet de loi visant à compliquer le passage sous souveraineté palestinienne de certaines zones de Jérusalem dans le cadre d'un éventuel accord de paix. "Une déclaration de guerre" pour M. Abbas.

Jérusalem, avec ses lieux saints juifs, chrétiens et musulmans, est un sujet passionnel. Depuis la création d'Israël en 1948, la communauté internationale considère que son "statut" doit être négocié entre Israéliens et Palestiniens.

Après l'occupation et l'annexion de Jérusalem-Est en 1967, Israël a proclamé toute la ville sa capitale "éternelle et indivisible". L'ONU n'a jamais reconnu cette annexion.

Mercredi, un Palestinien de 17 ans a été tué par des tirs de soldats israéliens lors d'affrontements en Cisjordanie occupée, le 14 Palestinien tué depuis le regain de tension provoqué par l'annonce de M. Trump sur Jérusalem.

 
80 commentaires - Les Palestiniens outrés par la menace de Trump de couper l'aide
  • il n'a pas tout a fait tord il faut un dialogue entre les deux états cela a assez durée la paix doit se faire

  • Que fait cet outils aussi couteux qu'inutile que l' on appelle ONU ?
    Quand aucune des décisions ratifiées ne sont respectées.
    Les pouvoirs politiques ne sont tenues que par des seigneurs de guerre qui ne le doivent qu'à elle
    et ne seraient plus rien sans.

  • La paix dans cette région du monde :
    Et voilà comment ce cher Monsieur pense régler le problème des Palestiniens qui perdure depuis des lustres par le seul fait d'un (très) petit Etat qui ne cesse de s'agrandir à leurs dépens avec cette politique de colonisation à outrance et sans jamais avoir respecté la moindre résolution de l'ONU ?
    Enfin, il ose dire que ces "gens-là" ne sont pas disposés à parler de paix; un comble lorsqu'on sait que c'est le 'petit' (benjamin dans leur langue) qui fait tout pour faire capoter la moindre initiative.
    Bill Clinton revient !
    Voilà mes pensées itératives qui ne sont pas des mignardises stylistiques et qui devraient faire changer l'ordre naturel des choses.
    Dans l'attente de fortes tirades véhémentes et infondées (comme d'habitude) venant du sud ....

    "Fortes tirades vehementes et infondées (comme d habitude) venant du sud" dixit arausio
    Reponse poetique a mon hote
    Les litanies monotones de mon hote
    Ne blessent plus mon coeur de leurs longueurs monotones
    De l artifice et de la fourberie, son hypocrisie
    me laisse aujourd'hui pleine de mépris
    Aujourd'hui en reponse a ses litanies
    Je ne me rejouie pas
    Pour ceux qu il defendit si mal
    Et qui paient aujourd'hui un exces de sa fausse humanité

  • je ne comprends pas
    les Palestiniens devraient attendre de l'aide de leurs frères
    et non de l'Amérique encore moins de l'Europe

  • Revenons à l'histoire ... ce sont qui les palestiniens ? ...

  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]