Les manifestants de Hong Kong seraient jeunes, éduqués et en colère selon une étude

Les manifestants de Hong Kong seraient jeunes, éduqués et en colère selon une étude
Des militants prodémocratie bloquent l'accès aux portes d'embarquement, le 13 août 2019 à l'aéroport international d'Hong Kong

AFP, publié le mercredi 14 août 2019 à 12h50

La grande majorité des manifestants pro-démocratie de Hong Kong ont fait des études universitaires, près de la moitié ont une vingtaine d'années et presque tous détestent la police, selon une enquête universitaire qui offre un éclairage sur le mouvement.

En dix semaines de mobilisation, le territoire semi-autonome a vu défiler des millions de protestataires dans les rues où ont éclaté des affrontements de plus en plus violents entre manifestants radicaux et forces de l'ordre, jusqu'à l'occupation de l'aéroport international où des centaines de vols ont été annulés.   

La contestation est née début juin du rejet d'un projet de loi hongkongais autorisant les extraditions vers la Chine. Les revendications se sont depuis considérablement élargies pour dénoncer le recul des libertés et les ingérences de la Chine à Hong Kong.

Des chercheurs de quatre universités du territoire ont mené une étude publiée lundi qui dresse le profil des protestataires interrogés au cours de 12 manifestations - y compris des rassemblements de masse et des manifestations "mobiles" et "statiques". Elle révèle que 54 % des participants étaient des hommes et 46 % des femmes.

Sur les 6.688 personnes interrogées, 77% ont fait des études supérieures, et 21% des études secondaires. 


Les 20-29 ans étaient les plus représentés (49 %), suivis par les 30-39 ans (19%) puis les moins de 20 ans (11%). Seize pour cent avaient 40 ans et plus. Cinquante pour cent d'entre eux se considéraient issus de la classe moyenne, tandis que 41% se disaient "de la base". 

Interrogés sur ce qui motivait leur engagement dans le mouvement pro-démocratie, 87% ont déclaré qu'ils voulaient que le projet de loi sur l'extradition soit retiré, 95% se sont dits insatisfaits de la façon dont la police gérait les manifestations et 92% appellent à la création d'une commission d'enquête indépendante sur les violences policières. 

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