Législatives en Slovénie: les principaux acteurs

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Janez Jansa, ancien Premier ministre, à Ljubljana en Slovénie, le 28 mai 2018
Janez Jansa, ancien Premier ministre, à Ljubljana en Slovénie, le 28 mai 2018
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© AFP, Jure Makovec

AFP, publié le dimanche 03 juin 2018 à 07h51

Voici les principaux protagonistes des élections législatives slovènes ce dimanche, où l'ex-Premier ministre conservateur Janez Jansa brigue un retour au pouvoir face notamment à l'indépendant Marjan Sarec, un ancien comédien. Le Premier ministre sortant de centre-gauche Miro Cerar apparaît distancé.

- Jansa, le revenant -

Lors des dernières législatives en 2014, il avait mené campagne depuis la cellule où il purgeait une peine de deux ans de prison pour avoir perçu des dessous-de-table lors de son premier mandat de Premier ministre (2004-2008).

En 2013, ce dossier l'avait déjà contraint à écourter son second mandat, un an après être revenu au pouvoir. Mais Janez Jansa, 59 ans, a toujours clamé son innocence et ne s'est jamais avoué battu.

Libéré fin 2014 après avoir vu sa condamnation cassée par la Cour constitutionnelle, le patron du Parti démocratique slovène (SDS) a endossé le rôle de premier opposant à la coalition de centre-gauche au pouvoir.

Il a également durci la ligne de sa formation issue du centre-droit, agitant notamment le spectre d'une immigration de masse, à l'instar de son allié hongrois Viktor Orban, comme lui une ancienne figure de l'opposition au régime communiste.

Le Premier ministre hongrois lui a d'ailleurs apporté un soutien appuyé lors de sa campagne, n'hésitant pas à le qualifier de "garant de la survie du peuple slovène".

Une arme à double tranchant: crédité par les sondages de la première place dimanche, M. Jansa pourrait selon les politologues être en peine pour trouver des partenaires de coalition dans ce pays à la tradition centriste jusqu'à présent bien ancrée.

D'autant que ce redoutable orateur n'a pas épargné ses adversaires, qu'il a régulièrement pris à partie jusque sur les réseaux sociaux, dont il est un usager assidu.

- Sarec, le nouveau -

A 40 ans, l'indépendant Marjan Sarec, crédité de plus de 10% d'intentions de vote, est considéré comme le probable faiseur de roi à l'issue du scrutin.

Ce comédien de formation, nouveau venu sur la scène politique nationale, avait créé la surprise en novembre en décrochant 47% des voix à la présidentielle face au chef de l'Etat sortant, Borut Pahor.

En 2010, l'ancien imitateur avait remporté contre tout attente la mairie de Kamnik, une petite ville de 13.000 habitants proche de Ljubljana.

Il s'est depuis efforcé d'apparaître en bon gestionnaire proche des préoccupations des citoyens, loin des manoeuvres d'appareil. Un temps étiqueté de centre-gauche, ce père de deux enfants cultive parallèlement une image de catholique pratiquant et d'exploitant agricole.

A la tête d'une liste à son nom, la Liste Marjan Sarec (LMS), il n'hésite pas à citer le président français Emmanuel Macron en exemple. "Nous avons beaucoup de points communs avec l'orientation de Macron, une orientation centriste pleine de bon sens", confie-t-il.

Mais son programme est souvent jugé flou, voire contradictoire, par ses adversaires.

Si M. Sarec a a priori exclu toute alliance avec M. Jansa, les politologues estiment que les lignes pourraient bouger après le scrutin.

- Cerar, le sortant -

En 2014, Miro Cerar, un universitaire respecté, était apparu comme un sauveur dans un pays miné par la crise économique et l'instabilité politique.

Mais après quatre ans de pouvoir, l'étoile du Premier ministre sortant a pâli et son Parti du centre moderne (SMC, centre-gauche) est distancé dans les sondages.

Durant son mandat, l'économie a bondi de quelque 15% et le chômage est retombé à un niveau comparable à celui d'avant la crise financière de 2008 qui avait sévèrement frappé le pays.

Mais passé l'effet de nouveauté, l'aspect austère de cet éminent juriste, qui a jeté l'éponge en mars après s'être jugé désavoué par la Cour suprême sur un projet majeur d'infrastructure ferroviaire, a fini par lasser.

Selon les analystes, Miro Cerar paie aussi des progrès insuffisants en matière de pouvoir d'achat et d'amélioration du système de santé, ainsi que les faux-pas de certains de ses partenaires de coalition. Ses récriminations publiques à ce sujet lui ont valu le surnom de "Cmerar" (chouineur).

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