Le transfert de l'ambassade du Brésil à Jérusalem "toujours à l'étude"

Le transfert de l'ambassade du Brésil à Jérusalem "toujours à l'étude"
Le ministre brésilien des Affaires étrangères, lors d'une conférence de presse, le 20 mars 2019 à Brasilia

AFP, publié le mercredi 20 mars 2019 à 21h45

Le transfert de l'ambassade du Brésil à Jérusalem est "toujours à l'étude", a déclaré mercredi le chef de la diplomatie brésilienne Ernesto Araujo, à dix jours de la visite en Israël du président Jair Bolsonaro.

"Le dossier de Jérusalem est très important, il compose l'essence de ce que pourrait être la nouvelle relation avec Israël. La façon dont (cette décision) sera prise est toujours à l'étude", a déclaré Ernesto Araujo lors d'une conférence de presse à Brasilia.

Jair Bolsonaro doit se rendre en visite dans l'Etat hébreux du 31 mars au 2 avril, après les Etats-Unis et le Chili cette semaine. Le choix des déplacements officiels du nouveau président brésilien, au pouvoir depuis le 1er janvier, souligne sa proximité des gouvernements conservateurs et nationalistes.

Le dirigeant d'extrême droite avait annoncé durant la campagne présidentielle qu'il comptait transférer l'ambassade du Brésil en Israël de Tel Aviv à Jérusalem, comme l'ont décidé les Etats-Unis, avant de rétropédaler par peur des représailles commerciales des pays arabes, gros importateurs de viande brésilienne.

Le ministre a souhaité qu'il "soit clair", si la décision d'un transfert "devait être prise, qu'il s'agit d'une décision positive" sous la forme "d'une contribution du Brésil à la paix et la stabilité" régionale.

Si le programme de la visite de Jair Bolsonaro en Israël n'a pas encore été annoncé, le chef de la diplomatie brésilienne a indiqué que, pour l'heure, il n'était pas prévu que le président se rende dans les territoires palestiniens. 

Israël considère toute la ville de Jérusalem comme sa capitale, alors que les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

Jusqu'à présent, le Brésil a suivi la ligne de la plus grande partie de la communauté internationale, qui veut que le statut final de Jérusalem soit négocié par les deux parties et que les ambassades ne s'y installent pas tant qu'un accord n'aura pas été trouvé.

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