Otan: le lien transatlantique reste "fort" malgré les divergences

Otan: le lien transatlantique reste "fort" malgré les divergences
Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg, à Londres le 21juin 2018, affirme que "maintenir le partenariat transatlantique est dans notre intérêt stratégique".

AFP, publié le jeudi 21 juin 2018 à 15h30

Le lien qui unit les membres de l'Otan est "fort" et il sera "préservé" malgré les "divergences entre les Etats-unis et les autres alliés", a déclaré jeudi à Londres son secrétaire général Jens Stoltenberg. 

"Notre lien est fort", a déclaré M. Stoltenberg, "mais aujourd'hui, certains doutent de la force de ce lien". 

"Nous voyons des différences entre les États-Unis et d'autres alliés", sur des sujets comme le commerce, l'environnement et l'accord nucléaire iranien, a-t-il poursuivi. 

Même si ces désaccords sont "réels", et qu'"il n'est pas gravé dans le marbre que le lien transatlantique survive à jamais", "je crois qu'il sera préservé", a affirmé le secrétaire général de l'Otan, à moins de trois semaines du prochain sommet de l'Alliance.

"Nous avons surmonté des désaccords avant", et "maintenir le partenariat transatlantique est dans notre intérêt stratégique", a-t-il argumenté. En outre, si "certains liens" entre les États-Unis et l'Europe se sont "affaiblis", "nos liens en matière de défense se sont renforcés".

Lors du sommet des 11 et 12 juillet à Bruxelles, "nous irons encore plus loin. Avec plus d'argent, de capacités et de contributions aux missions et opérations de l'Otan", a assuré M. Stoltenberg, malgré les tensions avec le président américain Donald Trump. Ce dernier accuse régulièrement les pays européens membres de l'Alliance, particulièrement l'Allemagne, de ne pas respecter leurs promesses d'augmenter les dépenses militaires à hauteur de 2% du PIB.

"Je m'attends à ce que le président soit très ferme sur les questions des dépenses en matière de défense", a reconnu M. Stoltenberg, interrogé à l'issue de son discours à Lancaster House devant une audience de journalistes et d'analystes.

Mais le secrétaire général de l'Otan a insisté sur les "actes" et non les "mots" des Américains, soulignant que depuis l'arrivée de M. Trump à la Maison Blanche en janvier, Washington avait augmenté de 40% ses dépenses pour renforcer sa présence militaire en Europe.

"Je suis absolument certain que lors du sommet du mois prochain, nous prendrons de nouvelles décisions sur la manière dont les États-Unis, le Canada et l'Europe peuvent faire plus ensemble", a dit M. Stoltenberg.

Interrogé sur une possible rencontre entre Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine, il a déclaré que cela "n'enfreignait en aucun cas les politiques de l'Otan", qui est en faveur du "dialogue".

"Nous ne voulons pas une nouvelle guerre froide, nous ne voulons pas une course à l'armement, nous voulons parler à la Russie", a-t-il ajouté. "Nous faisons tout ce qui est possible pour une meilleure relation avec la Russie".

Le secrétaire général de l'Otan doit rencontrer la Première ministre britannique Theresa May avant une déclaration commune jeudi après-midi. Avant cette rencontre, il a salué jeudi matin le rôle de "leader" du Royaume-Uni dans l'Otan, disant s'attendre à ce que le Royaume-Uni "poursuive ce rôle", et dans ce but, "dépense et investisse dans la défense".

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