Le bateau transportant 17 migrants morts remorqué vers les Canaries

Le bateau transportant 17 migrants morts remorqué vers les Canaries
Des migrants sur un quai du port de Los Cristianos, le 26 mars 2021 sur l'île de Tenerife, aux Canaries

publié le mardi 27 avril 2021 à 14h40

L'embarcation de fortune dans laquelle ont été retrouvés morts lundi 17 migrants au large des Canaries devait être remorquée mardi vers une île de l'archipel espagnol, ont indiqué les autorités.

Un navire des secours maritimes espagnols était en route vers la zone où a été localisée cette embarcation, à quelque 270 milles nautiques (environ 500 km) au sud-est de l'île d'El Hierro.

Il devrait arriver sur place à la mi-journée et mettre ensuite 48 heures pour rejoindre le port de Los Cristianos sur l'île de Tenerife, a précisé la préfecture de l'archipel espagnol situé au large du nord-ouest de l'Afrique.

Trois survivants voyageant sur cette embarcation, deux hommes et une femme, ont été transportés lundi par hélicoptère vers un hôpital de l'île de Tenerife. L'un des hommes se trouvait dans un état grave, souffrant de déshydratation sévère.

Ces migrants provenaient tous d'Afrique subsaharienne, selon un porte-parole des secours maritimes.

Une embarcation transportant 41 migrants, dont 9 femmes et trois enfants, a par ailleurs été secourue mardi à 170 miles nautiques au sud de l'île de Grande Canarie. Selon la préfecture de l'archipel, "tous étaient en bonne santé". 

Leur arrivée est prévue vers 19H00 locales (18H00 GMT) au port de Los Cristianos.


La traversée vers les Canaries depuis les côtes africaines est une route dangereuse en raison de forts courants empruntées par des embarcations généralement surchargées et en mauvais état.

L'année dernière, 1.851 personnes ont péri sur cette route, selon l'ONG Caminando Fronteras, qui assure le monitoring des flux de migrants.

Le mois dernier, ce sont "au moins" 283 migrants qui ont péri en mer alors qu'ils tentaient de rejoindre les Canaries depuis la Mauritanie, a tweeté la fondatrice de cette ONG, Helena Maleno.

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