La vie sous coronavirus: 24 heures dans le monde

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Au cimetière de Grassobbio en Italie,les proches des décédés ne peuvent dire adieu, le 23 mars 2020
Au cimetière de Grassobbio en Italie,les proches des décédés ne peuvent dire adieu, le 23 mars 2020
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© AFP, Piero CRUCIATTI

, publié le jeudi 26 mars 2020 à 07h37

Pendant 24 heures, lundi, dans le monde où plus d'un tiers de l'humanité était sommée de rester chez elle, les photographes de l'AFP ont pris des instantanés de la vie quotidienne sous coronavirus.

De Paris à Santa Monica, de Dacca à Panama, à des degrés divers selon les pays, les rassemblements ont été proscrits, les écoles closes, les bars et autres commerces "non indispensables" fermés, les transports réduits.

Voici 24 photographies de ces scènes qui se répètent d'un pays à l'autre, obsèques isolées, rues désertes, employés en télé-travail, cours en ligne, performances artistiques improvisées.

GRASSOBBIO (Italie) - Enterrement sans les proches.

Enterrée seule, sans l'adieu des proches en quarantaine interdits de cimetière: en combinaison et masque de protection, un employé italien des pompes funèbres de la province de Bergame prend des photos du cercueil d'une personne décédée pour les envoyer à la famille.

PARIS - Champs Elysées déserts.

Sur la "plus belle avenue du monde" désertée de ses flâneurs et touristes, un sans domicile fixe qui erre.

HONG KONG - Quartiers animés vidés.

Plus personne dans le quartier des bars de Lan Kwai Fong, le chanteur hongkongais Kwok Lam-sang, 67 ans, surnommé Melvis pour son look et ses reprises d'Elvis Presley, est tout seul, sa guitare sur le dos.

HANOI - Cafés de rue délaissés.

Les petits cafés de rue vietnamiens montés avec quelques chaises en plastique, d'habitude surpeuplés et bruyants, sont désormais bouche bée.

JERUSALEM - Mosquée close. 

Des Palestiniens prient devant l'entrée de la mosquée Al-Aqsa, fermée par le Waqf, l'organisme qui gère les lieux saints musulmans dans la Ville Sainte.

DAKAR - Cérémonie religieuse annulée.

La communauté religieuse sénégalaise des Layennes, qui prône un retour à un islam rigoureux, a annulé son pèlerinage annuel dans la grotte sacrée des Almadies.

- Télé-travail et cours en ligne -

BANGKOK - Reclus dans leurs appartements.

Des Thaïlandais confinés dans leur immeuble du centre de Bangkok, avant l'instauration de l'état urgence.

TOKYO - Télé-travailler, avec ses enfants.

Pendant que ses filles courent dans la pièce d'à côté, le Japonais Yuki Sato, employé d'une start-up, travaille à la maison, écran devant les yeux, casque audio sur les oreilles.

BOMBAY - Pause café sur son canapé.

En télé-travail, l'indienne Diya RoyChowdhury, chargée des relations humaines dans une entreprise de Bombay, prend une pause sur son canapé.

DURA (Territoires palestiniens) - Faire l'école en ligne.

Avec la fermeture des écoles, l'enseignante palestinienne Jihad Abu Sharar, fait sa classe en ligne, depuis sa maison dans un village près de Hébron.

KHARTOUM - Cours en famille.

Cinq autour de la table à manger, un sixième sur le lit, un autre devant l'ordinateur: c'est l'école en famille depuis la fermeture des établissements scolaires.

KOWEIT CITY - La maîtresse dans sa chambre.

Crayon en main et cahier sur la table, des écoliers suivent leurs cours sur ordinateur à la maison.

BUENOS AIRES - Livreurs plus demandés que jamais.

Le Brésilien Dixon Abreu pédale, seul sur l'avenue du 9 juillet, pour apporter de la nourriture aux confinés de Buenos Aires, comme de nombreux livreurs dans le monde devenus indispensables.

KIBERA (Kenya) - La Mode fabrique des masques

Le styliste kényan David Avido, 24 ans, fabrique des masques avec des chutes de tissus qu'il distribue gratuitement.

SANTA MONICA - Tourisme virtuel.

"Nous sommes arrivés à l'océan les gars": le patron de Surf City Tours, Adam Duford, s'adapte et organise des visites touristiques virtuelles, via téléphone portable et réseaux sociaux.

MIAMI - Croisières bloquées.

Au port, des employés de la Norwegian Cruise Line nettoient un bateau de croisière, dont plusieurs dans le monde ont été bloqués pour des cas suspects ou avérés de contamination du Covid-19.

- Jouer seul, courir seul -

ATHENES - Des graffitis pour faire passer le message.

Un artiste grec de 16 ans, S.F. a tagué sur le toit de son immeuble des graffitis montrant un homme masqué et un slogan: "Stay home" (Restez à la maison).

TEL AVIV - Donner un concert sur son balcon.

La saxophoniste israélienne Yarden Klayman joue pour ses voisins du quartier de Basel à la suite de l'annulation de son concert après l'interdiction des déplacements non essentiels.

DACCA - Jouer tout seul.

Le petit Bangladais Samin Shara, 9 ans, tape sur son ballon sans copains sur le toit de son immeuble.

LONDRES - Courir dans le désert d'une ville.

Une joggeuse britannique court en solo dans un Greenwich Park figé, au premier jour du confinement en Grande-Bretagne.

NICOSIE - Faire de la gym à la maison

Cours de Pilates en ligne: une Chypriote fait ses mouvements chez elle, devant sa bibliothèque, à côté de son chien.

TANGERANG (Indonésie) - Prier chez soi.

L'Indonésien Bambang Soetono et ses proches font la prière musulmane de midi dans leur maison de cette ville de Java après que les autorités religieuses dans le monde ont appelé à prier chez soi.

PANAMA  - Jouer du violoncelle pour ses voisins.

La violoncelliste uruguayenne Karina Nuñez joue pour ses voisins sur son balcon, pendant le confinement obligatoire dans son pays entre 17H00 et 5H00.

RIO - Adapter le street-art à la quarantaine.

A défaut de le faire sur les murs des rues, la tagueuse brésilienne auto-confinée, Rafamon, projette sur grand écran une oeuvre qui décrète en couleurs: "Vai Passar" (Ca va passer). 

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