La "marche des Fiertés" de Montréal rend hommage aux victimes de répression

La "marche des Fiertés" de Montréal rend hommage aux victimes de répression
Le Premier ministre canadien Justin Trudeau (centre), entouré de sa femme Sophie Gregoire Trudeau et de l'acteur Antoni Porowski, à Montréal lors de la Marche des fiertés, le 19 août 2018

AFP, publié le lundi 20 août 2018 à 11h35

Près de 10.000 personnes ont défilé sous le soleil dimanche à Montréal lors de la traditionnelle marche des fiertés, ouverte par le Premier ministre Justin Trudeau et marquée par une minute de silence en hommage aux victimes de répression dans le monde.

"C'est super de faire la fête aujourd'hui avec tout le monde, bonne Fierté, happy Pride", a lancé sous les acclamations de la foule le chef du gouvernement, vêtu d'une chemise rose pâle et d'un pantalon blanc.

M. Trudeau était entouré de son épouse Sophie Grégoire Trudeau, vêtue d'une robe verte, et de l'acteur canado-polonais Antoni Porowski, qui joue notamment dans la série à succès Queer Eye.

Plusieurs centaines de milliers de personnes, selon les organisateurs, ont acclamé un cortège des fiertés haut en couleurs, qui a mis les femmes à l'honneur et observé une minute de silence pour les LGBTQ (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et queers) victimes de répression dans certains pays.

La "Gay Pride" de Montréal accueillait notamment Kennedy Olango, un militant de la cause LGBT au Kenya, où l'homosexualité est sévèrement punie. 

M. Olango a appelé à l'aide le gouvernement de M. Trudeau pour faire évoluer les mentalités dans son pays: "s'il vous plait, aidez-nous à réaliser nos rêves, je sais que ce n'est pas facile", a-t-il plaidé lors d'un point presse avant le défilé.

"Peut-on arrêter de parler de tolérance?", a pour sa part demandé M. Trudeau lors du point presse. "Nous devons parler d'acceptation, nous devons parler d'ouverture, nous devons parler d'amitié. Nous devons parler d'amour, pas seulement de tolérance".

La Marche des fiertés de Montréal est l'une des plus importantes du Canada, attirant chaque année plusieurs centaines de milliers de personnes selon les organisateurs. La police, jointe par l'AFP dimanche, s'est refusée à toute estimation.

Justin Trudeau avait fait sensation en 2016 en ouvrant la "Gay pride" de Toronto, une première pour un chef de gouvernement canadien.

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