La fille d'une Irano-britannique emprisonnée en Iran est rentrée au Royaume-Uni

La fille d'une Irano-britannique emprisonnée en Iran est rentrée au Royaume-Uni
Nazanin Zaghari-Ratcliffe, et sa fille Gabriella, à Damavand, Iran, pendant une sortie de prison de trois jours, sur une photo fournie par ses partisans le 23 août 2018

, publié le vendredi 11 octobre 2019 à 16h29

La fille d'une Irano-Britannique emprisonnée à Téheran est rentrée jeudi soir au Royaume-Uni, a annoncé son père, qui espère que le retour de Gabriella, âgée de 5 ans, sera suivi de celui de son épouse.

"C'est un jour très heureux", a déclaré Richard Ratcliffe lors d'une conférence de presse à Londres avec la petite fille, prénommée Gabriella. Mais il s'agit d'un moment doux-amer, a-t-il ajouté, expliquant que son épouse est "bouleversée" par le départ de sa fille.

La petite fille est rentrée jeudi soir à Londres, après avoir passé ces trois dernières années et demi en Iran, où elle rendait visite à sa mère en prison quand les autorités le lui permettaient.

Richard Ratcliffe en a appelé au Premier ministre Boris Johnson pour assurer le retour de son épouse, victime selon ses soutiens d'une impasse diplomatique entre Londres et Téhéran.

Depuis l'arrestation de sa mère, la petite fille vivait en Iran chez ses grands-parents maternels. Elle va devoir réapprendre à parler anglais pour communiquer avec son père.

Employée de la Fondation Thomson Reuters - branche humanitaire de l'agence de presse canado-britannique du même nom -, Mme Zaghari-Ratcliffe avait été arrêtée en avril 2016 alors qu'elle quittait l'Iran après avoir emmené sa petite fille, alors âgée de 22 mois, rendre visite à sa famille. Accusée d'avoir cherché à renverser le régime iranien, ce qu'elle nie, elle a été condamnée à cinq ans de prison. Cette affaire alimente les tensions entre Londres et Téhéran.

Dans une lettre publiée la semaine dernière sur le site du Centre pour les droits humains en Iran, Nazanin Zaghari-Ratcliffe évoquait un "voyage intimidant" pour la petite fille de 5 ans, et déchirant pour elle.

"Je n'ai ni espoir ni motivation après le départ de mon bébé. Ma douleur est sans mesure", écrivait Nazanin Zaghari-Ratcliffe qui, en juillet, a passé plusieurs jours dans l'unité psychiatrique d'un hôpital.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.