L'Assemblée générale de l'ONU en septembre envisagée en présence de dirigeants

L'Assemblée générale de l'ONU en septembre envisagée en présence de dirigeants
Le siège de l'ONU à New York le 9 septembre 2020

publié le jeudi 17 juin 2021 à 23h12

Les membres de l'ONU ont commencé cette semaine à débattre de la tenue à partir du 21 septembre de leur Assemblée générale annuelle de manière physique avec des dirigeants ou des ministres en délégations ultra-restreintes, une option acceptée par les Etats-Unis, pays hôte.

A cause de la pandémie de Covid-19, la session 2020 avait été organisée autour de vidéos pré-enregistrées sans visite de dirigeants à New York.

Mercredi, lors d'un débat des 193 membres censé être à huis clos mais suivi par l'AFP à cause d'une retransmission par erreur par la télévision interne de l'ONU, les Etats-Unis, pays clé pour l'organisation de l'Assemblée, ont donné leur assentiment à un sommet physique, sous strictes conditions.

"Tout en accueillant favorablement la venue de chefs d'Etat ou de gouvernement, nous encourageons tous les Etats membres à limiter la taille de leur délégation ici dans la ville" de New York, a affirmé un diplomate américain, Rodney Hunter.

"Un sommet réussi avec des délégations limitées est réalisable à 100%", a-t-il ajouté, en estimant que "l'utilisation d'une déclaration vidéo pré-enregistrée du chef de l'Etat ou du gouvernement devrait rester une option pour les délégations cette année".

A l'instar de l'ONU qui a évoqué l'option d'une participation physique de dirigeants sous condition de délégations réduites, les Etats-Unis ont énuméré une série de critères pour une semaine de haut niveau "sûre et réussie".

Ainsi, "tous ceux qui voyagent par avion depuis l'étranger doivent être testés au plus tard trois jours avant leur départ et avoir la preuve du résultat négatif ou un certificat indiquant qu'ils sont guéris du Covid-19. Tous les voyageurs devraient subir un test trois à cinq jours après leur arrivée aux Etats-Unis et ceux qui ne sont pas vaccinés devraient se mettre en quarantaine pendant sept jours à leur arrivée", a-t-il précisé, évoquant aussi une prise de température en entrant à l'ONU.

- "Bilatérales hors site" -

"Nous recommandons par ailleurs de garder le format (actuel) de deux personnes par délégation pour le débat général dans l'amphithéâtre de l'Assemblée, peu importe le niveau des participants", a poursuivi Rodney Hunter, en évoquant un maintien du port du masque et d'une distanciation entre les personnes. 

"Pour accéder au siège de l'ONU dans son ensemble, nous proposons de limiter les délégations à six personnes", a aussi dit le représentant des Etats-Unis.

D'autre part, "nous soutenons le maintien de l'interdiction actuelle des réunions informelles à l'ONU et proposons de garder tous les événements parallèles de cette année de manière virtuelle". "Nous recommandons également aux délégations de tenir des réunions bilatérales ou en petits groupes hors site", a enfin déclaré Rodney Hunter.

En temps ordinaire, les Assemblées générales de l'ONU, plus grand rassemblement diplomatique au monde, drainent à New York plusieurs dizaines de milliers de personnes et font l'objet de centaines d'événements parallèles.

Outre l'option d'une Assemblée générale tenue en présence des dirigeants de la planète, l'ONU a présenté mercredi deux autres options aux 193 membres de l'Organisation: celle d'une session à laquelle ne seraient conviés que des ministres et celle d'une répétition de l'édition virtuelle de 2020.

Ce n'est pas aux responsables administratifs de l'ONU de décider du niveau de représentation, ont souligné plusieurs pays, tandis qu'une majorité semblait rejeter l'idée d'une répétition de l'an dernier, jugée frustrante par nombre de participants.

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