Kurdistan d'Irak: nouvelles manifestations contre les dirigeants locaux

Kurdistan d'Irak: nouvelles manifestations contre les dirigeants locaux

Manifestants dénonçant la corruption des dirigeants de la région autonome du Kurdistan le 20 décembre 2017 à Rania, dans le nord du pays

AFP, publié le jeudi 21 décembre 2017 à 12h30

De nouvelles manifestations ont eu lieu jeudi au Kurdistan d'Irak pour le quatrième jour consécutif, dénonçant la corruption des dirigeants de la région autonome et réclamant leur démission.

Des centaines de personnes ont défilé face à un important déploiement policier à Rania, une ville de 100.000 habitants de la province de Souleimaniyeh (nord-est).

C'est là que des affrontements entre manifestants et policiers avaient coûté la vie mardi à cinq protestataires atteints par balles, et fait des dizaines de blessés.

Rania, rappelle le géographe français Cyril Roussel, est de longue date marginalisée sur le plan économique. Ses habitants vivent en majorité des fruits de la contrebande vers l'Iran proche. 

Depuis mercredi soir, des renforts policiers, notamment des forces anti-émeutes, avaient été déployés dans l'ensemble des zones déjà touchées par des manifestations, notamment le centre-ville de Souleimaniyeh, grande rivale d'Erbil où siègent les autorités kurdes, a rapporté un correspondant de l'AFP.

Depuis le début des émeutes lundi, une vingtaine de sièges de partis politiques et une mairie ont été incendiés, les manifestants accusant le gouvernement de la région autonome de corruption et appelant à sa chute.

Ces protestations ont entraîné une crise politique: le parti Goran (10 ministres) et celui du Groupe islamique (deux ministres) ont annoncé leur retrait du gouvernement régional de Nechervan Barzani, qui compte 21 membres.

Ces manifestations interviennent après le fiasco du référendum d'indépendance de l'automne et alors que la région autonome traverse la plus grave crise économique de son histoire sur fond de conflit sur la répartition du budget avec le gouvernement fédéral.

Les fonctionnaires ne perçoivent plus depuis des mois qu'une part réduite de leur salaire alors que le prix du fioul s'envole, atteignant 150 dollars les 200 litres, contre la moitié il y a deux ans, face à la demande croissante en plein hiver. Quant à l'électricité, elle ne parvient dans certains foyers que quatre heures par jour.

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