Kirghizstan: le président dit être en "contrôle" du pays

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Des manifestants escaladent la grille d'accès au siège du gouvernement  à Bichkek, le 5 octobre 2020 au Kirghizstan
Des manifestants escaladent la grille d'accès au siège du gouvernement à Bichkek, le 5 octobre 2020 au Kirghizstan
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© AFP, VYACHESLAV OSELEDKO

, publié le mardi 06 octobre 2020 à 09h10

Le président du Kirghizstan a assuré mardi toujours contrôler la situation dans le pays, après une nuit d'émeutes post-électorales qui ont vu des manifestants envahir le siège du gouvernement et libérer l'ex-chef de l'Etat.

La présidence indique que Sooronbaï Jeenbekov "contrôle la situation et a exprimé sa confiance que les forces politiques vont placer l'intérêt du pays au-dessus des leurs".

Les législatives de dimanche aux résultats controversés ont fait descendre des milliers de détracteurs du pouvoir dans les rues de la capitale, Bichkek, puis dans la nuit des affrontements avec la police ont éclaté en faisant au moins 120 blessés.

Tôt mardi, des manifestants ont envahi le siège du pouvoir à Bichkek, et ont libéré de prison le rival de M. Jeenbekov, l'ancien président Almazbek Atambaïev, qui purgeait une peine de onze ans de réclusion.

"J'ai ordonné aux forces de l'ordre de ne pas ouvrir le feu et de ne pas faire couler le sang", a déclaré mardi Sooronbaï Jeenbekov, en assurant que "toutes les mesures ont été prises pour empêcher une aggravation de la situation".

Il a également affirmé avoir proposé à la Commission électorale centrale d'"examiner soigneusement toutes les violations et, si nécessaire, d'annuler les résultats des élections" législatives remportées par des partis pro-présidentiels.

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