Journée meurtrière en Syrie: 29 civils tués dans des raids près de Damas

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 Décombres d'un immeuble qui s'est effondré après des frappes du régime syrien à Idleb, dans le nord-ouest du pays, le 4 février 2018

Décombres d'un immeuble qui s'est effondré après des frappes du régime syrien à Idleb, dans le nord-ouest du pays, le 4 février 2018

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© AFP, OMAR HAJ KADOUR

AFP, publié le mardi 06 février 2018 à 04h11

Au moins 29 civils, dont sept enfants, ont été tués en une journée en Syrie dans des raids aériens du régime contre une enclave rebelle près de Damas, un nouveau drame qui illustre le lourd tribut payé par les civils dans le conflit.

Ces frappes sur la Ghouta orientale, à l'est de la capitale, sont intervenues au lendemain de bombardements meurtriers à Idleb, province rebelle dans le nord-ouest du pays où le régime de Bachar al-Assad est de nouveau soupçonné d'avoir utilisé des gaz toxiques, après des cas de suffocation.

Lundi, Washinghton a affirmé, par la voie de son ambassadrice à l'ONU Nikki Haley, disposer "de preuves provenant de dizaines de victimes" confirmant l'usage de chlore dans les attaques menées par le régime contre l'enclave rebelle.

Dans la Syrie ravagée par la guerre depuis 2011, le mois de janvier a été particulièrement meurtrier: 59 enfants ont péri dans les violences, selon l'Unicef, qui déplore un mois "sanglant" au Moyen-Orient.

Lundi, 29 civils, dont sept enfants, ont péri dans les frappes aériennes et des tirs d'artillerie du régime visant plusieurs localités de la Ghouta orientale, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Les raids les plus meurtriers ont visé la localité de Beit Sawa, où 10 personnes, dont deux enfants, ont été tuées sur un marché, a précisé l'OSDH. A Douma, un homme est mort dans des tirs d'artillerie.

Un marché de la localité d'Arbine a également été touché et neuf civils tués, selon l'OSDH. Dans un hôpital de la ville, un correspondant de l'AFP a vu les corps sans vie de plusieurs enfants allongés sur le sol, et d'autres enfants recevoir les premiers soins.

- Suffocation -

En représailles aux frappes, les rebelles ont lancé lundi des obus sur la capitale, entraînant la mort d'une femme et faisant quatre blessés, selon l'agence officielle Sana.

Une personne a été tuée dans des tirs similaires sur un secteur de la région de Harasta tenu par le régime, selon la même source.

Assiégée depuis 2013 par les forces du régime, la Ghouta orientale est la cible quasi-quotidienne de bombardements, et ses quelque 400.000 habitants vivent une grave crise humanitaire, avec des pénuries de nourriture et de médicaments.

La veille déjà, le régime avait mené des frappes similaires dans plusieurs secteurs de la province d'Idleb, où 16 civils ont été tués, selon un nouveau bilan de l'OSDH.

Au moins 11 cas de suffocation ont également été rapportés dans la ville de Saraqeb, l'OSDH citant des habitants et des sources médicales faisant état d'un "gaz toxique" répandu sur la ville.

Mohamed Ghaleb Tannari, médecin à l'hôpital où les patients ont été traités, assure à l'AFP que tous "souffrent de difficultés respiratoires, de toux et de fatigue", des "symptômes emblématiques de l'inhalation de chlore".

Ces dernières semaines, le pouvoir de Bachar al-Assad a été accusé d'avoir mené plusieurs attaques chimiques en Syrie. Le 22 janvier, l'OSDH avait notamment rapporté 21 cas de suffocation dans la Ghouta, tandis que des habitants et des sources médicales avaient évoqué une attaque au chlore.

Lundi, les Etats-Unis ont accusé la Russie de retarder l'adoption d'une condamnation par le Conseil de sécurité de l'ONU des récentes attaques chimiques présumées dans la Ghouta orientale. Dénonçant de son côté une "campagne de propagande" visant à "accuser le gouvernement syrien" d'attaques dont "les auteurs ne sont pas identifiés", Moscou a proposé des amendements au texte afin qu'il ne fasse plus mention de la Ghouta.

Selon des diplomates, les Etats-Unis ont rejeté les amendements russes, ne laissant guère d'espoir à une approbation d'une condamnation.

- Janvier 'sanglant' -

Le ministre américain de la Défense Jim Mattis avait assuré vendredi que du chlore avait été utilisé "à de nombreuses reprises" dans des attaques en Syrie.

"Mais ce qui nous inquiète le plus, c'est la possibilité que du gaz sarin ait été utilisé" récemment, avait-il ajouté, précisant que les Etats-Unis n'avaient pour le moment pas de preuves pour étayer cette hypothèse.

Déclenché en 2011 par la violente répression de manifestations pacifiques par le régime de Bachar al-Assad, le conflit en Syrie s'est complexifié au fil des ans avec l'implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé.

Il a fait plus de 340.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

Ces quatre dernières semaines seulement, 59 enfants ont été tués en Syrie, selon un communiqué de l'Unicef.

Pour le seul mois de janvier, au moins 83 enfants ont péri au Moyen-Orient "dans les conflits en cours, dans des attaques suicide, ou sont morts de froid en fuyant les zones de guerre", selon le directeur régional d'Unicef pour cette région, Geert Cappelaere.

Dernier rembondissement dans cette guerre qui entrera le 15 mars dans sa huitième année: lundi, deux Canadiens retenus par une alliance jihadiste dans le nord-ouest ont été remis aux autorités turques.

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20 commentaires - Journée meurtrière en Syrie: 29 civils tués dans des raids près de Damas
  • Ils tuent des rebelles qui sont des civils.

  • et les turks , ils ne tuent aucun civil , ils ont des obus intelligents comme les européens et les américains ?

  • A Mossoul, des milliers de femmes et d'enfants ont été tués par les bombardements de la coalition occidentale et sont encore, pour certains, sous les décombres, à tel point qu'il y règne une odeur épouvantable. Et là, nul reportage de l'AFP. Pas une ligne !
    C'est vrai qu'à Mossoul, il n'y a pas d'OSDH, sans lequel l'AFP ne saurait (ou ne voudrait) écrire la moindre ligne ...

  • Cet avion russe a été abattu sur ordre d'Erdogan pour permettre à son ami Poutine, d'ordonner aux avions russes de ne plus aider l'armée Syrienne à libérer Idlib.
    L'objectif d'Erdogan n'est pas les kurdes mais Assad.
    En envoyant des drones bombarder les bases russes et en faisant abattre un 2e avion russe, Erdogan veut pousser Poutine à lâcher le Président Bachar El Assad.

  • Ca y est encore les déchainements médiatiques (tiens peu loquaces sur les ingérences et massacres perpétrés par des pays comme le turquie et pays occidentaux mais dès qu'il s'agit des Syriens c'est les soupcons par ci par là des victoires civils etc??déjà si ses rebelles se servaient de civils comme protections et boucliers (sans compter que bon nombre de civils ont double casquettes et se rallient systématiquement à l'occupant quel qu'il soit et de toute facon je vous défie les médias de trouver un seul conflit gué guerre confrontations guerre sans qu'il y ait des victimes civils et dégâts co latéraux vos dirigeants que vous adulez qui prônet soi disant la démocratie (MDR) aucun sans exceptions n'à les mains propres (déjà se sont les pourvoyeurs fournisseurs voir financeurs des divers conflits jouant souvent sur plusieurs tableaux (la France y compris)

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