Monde

Journée internationale des gauchers : entre idées reçues et science, quelles différences avec les droitiers ?

Représentant 13% de la population en France, les gauchers n'ont pas toujours la vie facile dans un monde de droitiers. Dans la langue française, il n'est pas rare que les expressions se rapportant à la "gauche" soient péjoratives, indique Ouest-France.

Dur dur d’être un gaucher ? Dimanche 13 août, c'est la Journée internationale des gauchers, indique Ouest France. Un jour instauré à l’initiative de l’Américain Dean R. Campbell en 1976, un an après avoir fondé le premier syndicat de gauchers, explique lesGauchers.com. Selon l’estimation rapportée en 2021 par le site spécialisé, les gauchers représenteraient 16% de la population mondiale, soit 1,2 milliard de personnes. Pour la France seule, les gauchers seraient 8 millions, soit 13% d’entre nous, précise Ouest France.

Une différence qui se fait au niveau du cerveau, ajoute le quotidien régional. Un rapport à la latéralité puisque, paradoxalement, l’hémisphère droit commande la main gauche et l'hémisphère gauche la main droite. Si l’on considère que quelqu’un est gaucher dès lors qu’il écrit de la main gauche, cette même personne pourra néanmoins être droitière de son pied d’appui ou encore de son œil directeur, souligne Ouest-France. Même chose pour certains droitiers, pouvant préférer frapper dans un ballon du pied gauche, par exemple.

Les gauchers "désavantagés"

Dans le sport, il existe d’ailleurs de nombreux exemples de ce paradoxe. Le champion de tennis Rafael Nadal joue de la main gauche, mais est droitier pour tout le reste. Autre exemple récent, celui du footballeur Ousmane Dembélé, ambidextre et incapable, il y a quelques années, de donner une réponse claire quant au pied qu’il préfère utiliser pour tirer dans le ballon. Dans le football, "avoir deux pieds gauches" est notamment une formule peu flatteuse. Tout comme dire de quelqu'un qu'il est "gauche". Des expressions généralement synonymes de maladresse.

Car à moins d’être sportif de haut niveau, la vie n’est pas toujours facile quand on appartient à cette catégorie. "Les gauchers n'ont pas d'atout particulier, mais plutôt un désavantage. L'enfant, puis l'adulte, puisqu'il est dans un monde de droitiers, pour certaines tâches, il va falloir qu'il se recadre", détaille Peggy Gérardin, chercheuse en neurosciences à l’Inserm, auprès d’Europe 1. Pour autant, la spécialiste tient à rappeler, justement, que l’on est "tous un petit peu asymétrique".

publié le 13 août à 20h15, Théo Rampazzo, 6Medias

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