Jérusalem: arrestations après des heurts entre Palestiniens et policiers israéliens

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Heurts entre forces de sécurité israéliennes et manifestants opposés à l'éviction de familles palestiniennes, le 5 mai 2021 à Jérusalem
Heurts entre forces de sécurité israéliennes et manifestants opposés à l'éviction de familles palestiniennes, le 5 mai 2021 à Jérusalem
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© AFP, Emmanuel DUNAND

publié le vendredi 07 mai 2021 à 09h45

Quinze Palestiniens ont été arrêtés dans la nuit de jeudi à vendredi à la suite de heurts entre forces de sécurité israéliennes et manifestants contre l'éviction de familles palestiniennes à Jérusalem, a indiqué la police.

Des manifestants ont jeté des pierres, agressé des civils, des membres des forces de l'ordre et incendié une voiture, a précisé la police dans un communiqué.

Les heurts ont éclaté jeudi soir dans un quartier de Jérusalem-Est au coeur d'une vive bataille devant les tribunaux sur le sort de familles palestiniennes menacées d'éviction au profit de colons israéliens. 

Le ténor de l'extrême droite israélienne, Itamar Ben Gvir, député de la formation "Sionisme religieux", s'était rendu dans le quartier de Cheikh Jarrah, au coeur du conflit, pour soutenir les habitants juifs du quartier, quelques heures après le report à lundi par la Cour suprême d'une audience dans le dossier des familles menacées d'expulsion.

Des Palestiniens ont lancé des projectiles sur une tente disposée devant une maison, censée être le nouveau bureau parlementaire de M. Ben Gvir. 

Les tensions s'articulent sur la question de la propriété foncière de terres sur lesquelles sont construites plusieurs maisons où vivent quatre familles palestiniennes.

Le tribunal de district de Jérusalem a rendu en début d'année une décision favorable aux familles juives qui revendiquent des droits de propriété dans ce quartier de Jérusalem-Est, secteur palestinien occupé et annexé par Israël.

Selon la loi israélienne, si des juifs peuvent prouver que leur famille vivait à Jérusalem-Est avant la guerre israélo-arabe de 1948, ils peuvent demander à ce que leur soit rendu leur "droit de propriété". Une telle loi n'existe toutefois pas pour les Palestiniens ayant perdu leurs biens pendant la guerre.

La décision du tribunal avait provoqué la colère des Palestiniens qui la contestent et depuis des manifestations ont souvent mené à des affrontements avec les forces de l'ordre.

La police a par ailleurs annoncé être prête à assurer la sécurité dans la ville à l'occasion du dernier vendredi du ramadan.

Des dizaines de milliers de fidèles musulmans sont attendus sur l'esplanade des Mosquées dans la vieille ville de Jérusalem.

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