"Je me suis sentie blessée" : après le "Sofagate" en Turquie, Von der Leyen appelle l'Europe à la fermeté

"Je me suis sentie blessée" : après le "Sofagate" en Turquie, Von der Leyen appelle l'Europe à la fermeté
Ursula von der Leyen, le 24 avril 2021, à Bruxelles

publié le mardi 27 avril 2021 à 13h20

La présidente de la Commission européenne avait été reléguée au second lors d'une réception officielle à Ankara.

"Affront protocolaire", "humiliation"... La séquence du "Sofagate", montrant Ursula Von der Leyen sans siège aux côtés du président turc Recep Tayip Erdogan et du président du Conseil européen Charles Michel avait fait l'objet de tous les commentaires.

Trois semaines après l'incident diplomatique entre Europe et Turquie, la président de la Commission européenne s'est exprimée sur le sujet, demandant aux dirigeants européens d'exiger de la Turquie le respect des droits des femmes comme "préalable à la reprise des relations" avec Ankara.

"Blessée et seule" face à un "signal terrible"

"Je suis la première femme présidente de la Commission européenne et je souhaite être traitée comme présidente de la Commission. A Ankara, cela n'a pas été le cas et c'est arrivé parce que je suis une femme", a-t-elle soutenu lors d'un débat au Parlement européen sur l'incident protocolaire lors de la réunion avec le président turc Recep Tayyip Erdogan le 6 avril. "Je me suis sentie blessée et je me suis sentie seule en tant que femme et en tant qu'Européenne", a-t-elle lancé à l'adresse du président du Conseil Européen Charles Michel, accusé de ne pas avoir réagi.

La présidente de la Commission avait été placée sur un divan, tandis que Charles Michel, représentant des Etats membres de l'UE, et le président Erdogan prenaient place dans les deux seuls fauteuils disponibles. Ursula von der Leyen a lié cet incident avec la décision du président Erdogan de retirer la Turquie de la Convention d'Istanbul, qualifiée de "signal terrible".

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