Japon: la sonde Hayabusa2 a réussi à se poser sur l'astéroïde Ryugu (Agence spatiale)

Japon: la sonde Hayabusa2 a réussi à se poser sur l'astéroïde Ryugu (Agence spatiale)
Photo envoyée par la sonde japonaise Hayabusa2 et transmise par l'agence japonaise d'exploration spatiale le 3 octore 2018 montre l'ombre de Hayabusa2 sur l'astéroïde Ryugu

AFP, publié le vendredi 22 février 2019 à 01h48

La sonde Hayabusa2 a réussi à se poser brièvement vendredi matin (heure japonaise) sur l'astéroïde Ryugu, a indiqué l'Agence d'exploration spatiale japonaise (Jaxa) qui gère cette mission délicate avec une extrême prudence.

"Nous devons encore analyser diverses données que nous recevons progressivement avant de confirmer que tel est bien le cas, mais nous pensons que c'est un succès", a déclaré une porte-parole de la Jaxa à l'AFP.

L'astéroïde Ryugu est situé à quelque 340 millions de kilomètres de la Terre, ce qui explique qu'il faille un peu de temps avant que les données parviennent au centre de contrôle de la mission.

Une conférence de presse est prévue plus tard dans la journée pour donner des détails sur l'opération.

La descente de Hayabusa2 vers Ryugu avait commencé jeudi à 13H15 (04H15 GMT) avec retard, mais la sonde est finalement entrée en contact avec l'astéroïde près d'une heure plus tôt qu'annoncé.

Comme prévu, la sonde ne s'est apparemment posée que quelques secondes sur Ryugu.

Il faudra ensuite plusieurs jours pour acquérir la certitude que les échantillons de sol ont bien été collectés.

L'aventure Hayabusa2 a débuté le 3 décembre 2014. La sonde est alors partie pour un long périple de 3,2 milliards de kilomètres et cette odyssée est loin d'être terminée.

Il lui a fallu exactement trois ans et dix mois pour parvenir à destination. En juin 2018, elle s'est finalement stabilisée à 20 kilomètres de Ryugu, astéroïde très ancien en forme de diamant qui date de la formation du système solaire.

La sonde avait largué en octobre sur l'astéroïde un petit robot franco-allemand, Mascot, qui avait travaillé plus de 17 heures pour analyser la composition du sol de ce corps rocheux primitif, dans l'espoir de mieux comprendre la formation du système solaire.

Le but ultime est de contribuer à enrichir les connaissances de notre environnement spatial "pour mieux appréhender l'apparition de la vie sur Terre", selon la Jaxa.

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