Israël ferme un centre pour migrants dans le cadre d'un plan d'expulsion

Israël ferme un centre pour migrants dans le cadre d'un plan d'expulsion

Manifestation le 22 février 2018 de migrants africains près du centre de rétention de Holot, dans le sud d'Israël, pour protester contre un plan gouvernemental controversé d'expulsion de clandestins

AFP, publié le jeudi 15 mars 2018 à 16h43

Israël a fermé dans le sud d'Israël un centre de rétention pour migrants africains dans le cadre d'un plan controversé d'expulsion de milliers de clandestins, ont annoncé jeudi des officiels israéliens.

Le centre de Holot, dans lequel vivaient des centaines de migrants, a fermé ses portes mercredi, a indiqué à l'AFP Sabine Haddad, porte-parole des services de l'Immigration.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé début janvier la mise en place d'un plan de départ de milliers de clandestins, principalement des Érythréens et des Soudanais.

Selon ce plan, le gouvernement leur propose de partir "volontairement" avec une somme de 3.500 dollars (2.800 euros) avant le 1er avril sous peine d'être arrêtés et détenus jusqu'à ce qu'ils acceptent de quitter le pays.

Après la fermeture du centre de Holot, certains migrants ont été transférés dans une prison proche tandis que les demandeurs d'asile qui avaient effectué la demande avant début janvier ont été libérés en attente d'une réponse.

Conformément au plan, ceux qui ont été libérés n'ont pas le droit de vivre ou travailler dans sept villes avec une forte population de migrants, notamment Tel-Aviv et Jérusalem.

Le ministère de l'Intérieur a assuré que les mineurs, les femmes et les parents de mineurs n'étaient pas concernés par ce plan. 

Les autorités n'ont pas indiqué vers quels pays les migrants pourraient être expulsés, sachant qu'Israël reconnaît tacitement qu'ils ne peuvent être renvoyés au Soudan ou en Erythrée sans mettre leur vie en danger.

L'Ouganda et le Rwanda ont été cités par des organisations d'aide aux migrants, mais ces deux pays ont démenti.

Selon le ministère de l'Intérieur, 42.000 migrants africains vivent en Israël, dont la moitié --des femmes et des enfants-- ne sont pas menacés par l'échéance du 1er avril.

Quelques 300 migrants ont quitté volontairement le pays depuis la décision gouvernementale, selon Mme Haddad.

Ces migrants africains sont arrivés très majoritairement après 2007 en s'infiltrant à partir du Sinaï égyptien. La frontière à l'époque poreuse avec l'Egypte a depuis été rendue quasiment hermétique.

Ils se sont installés en nombre dans les quartiers pauvres de Tel-Aviv. 

Le plan du gouvernement a suscité une large réprobation de la part de l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) et d'une partie de l'opinion publique israélienne.

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18 commentaires - Israël ferme un centre pour migrants dans le cadre d'un plan d'expulsion
  • Peut-être en Afrique du sud pour remplacer les blancs qui s'enfuient on ne sait pas pourquoi.. Avec tout cet argent ils seront accueillis en bienfaiteurs économiques.

  • les politiques se voilent la face sur se sujet

  • Ah bon, la terre d'Israel expulse des migrants africains d'un centre de rétention pour migrants...On va attendre de la Palestine, les expulsions des belligérants qui se sont appropriés des territoires sans autorisation ....

    commencant par 1947 pares à leur sorties des camps....

  • Comme quoi quand on veut...Et en plus personne ne proteste,donc voilà ce qui nous reste à faire.

  • " Le plan du gouvernement a suscité une large réprobation de la part de l'agence de l'ONU ... "
    Venant de cette officine, le contraire eut été étonnant !