"Ils oublient que 75 millions de personnes ont voté pour lui": les pro-Trump rejettent Biden

"Ils oublient que 75 millions de personnes ont voté pour lui": les pro-Trump rejettent Biden
Le président sortant Donald Trump salue ses supporters avant de partir pour sa résidence de Floride à bord d'Air Force One, depuis la base d'Andrews du Maryland, le 20 janvier 2021

, publié le mercredi 20 janvier 2021 à 17h24

Ils ont voté Donald Trump, comme près de 75 millions de personnes, et décidé de boycotter mercredi la cérémonie d'investiture de Joe Biden. 

Ils refusent toujours de reconnaître la victoire de ce dernier comme légitime, assurent que les émeutes du Capitole n'ont pas été le fait de supporteurs du président sortant, et craignent d'être réduits au silence par les démocrates. 

Voici quelques témoignages recueillis par téléphone de partisans de Donald Trump, montrant leur rejet de la nouvelle équipe au pouvoir à Washington.

- "Ils l'ont assassiné" - 

Gia Maxson, professeure de yoga, fervente catholique d'Hickory, en Caroline du Nord:

"Quand Trump a été investi, j'étais si heureuse (...) Cette fois, je ne vais pas regarder.  

J'ai été à deux meetings de Trump, ça a été des expériences formidables, incroyablement positives et réjouissantes. Les partisans de Trump ne commettent pas de telles violences (comme celles du Capitole), elles ont été mises en scène pour qu'ils puissent le faire taire.

J'ai peur, je suis en colère. Je suis absolument sidérée que quelque chose comme ça puisse se produire en Amérique. 

J'ai craint pour la sécurité (de Trump) pendant ces quatre ans, ils ont essayé si fort de le faire chuter. Ils ont finalement trouvé le moyen de l'assassiner. 

Mais je ne crois pas qu'il va s'en aller, ca va être le début d'autre chose de grand, Trump Média ou autre chose...  

J'espère qu'un nouveau parti va en sortir, un Parti des Patriotes, ce serait le meilleur scénario, la fin du bipartisme de +marigot+."

- "L'Amérique rurale" menacée -

Doug McLinko, élu républicain du comté rural de Bradford, en Pennsylvanie:

"Je ne veux pas voir notre Constitution plus abimée qu'elle ne l'est déjà. Si (les démocrates) suppriment le (système de désignation du président par le) collège électoral, la Pennsylvanie rurale, l'Amérique rurale, n'aura plus aucune voix, il n'y en aura plus que pour les grandes zones urbaines."

Le pays n'a jamais été aussi divisé. Ils nous traitent de nazis - mon grand-père a combattu pendant la Seconde Guerre mondiale, il a vu un camp de concentration juste après sa libération, il n'y a pas pire insulte. Et pourtant, c'est ce qu'ils font... Et après ils parlent d'unir le pays!

La procédure de destitution (contre Donald Trump) est complètement inconstitutionnelle. Ils semblent oublier que 75 millions de personnes ont voté pour lui.

Ils vont essayer de le détruire une fois qu'il sera parti, mais je pense qu'il va continuer à jouer un rôle (...) Le (mouvement de) populisme national est plus large que Donald Trump, il ne va pas disparaître."

- "Plus de classe moyenne" - 

Sharon McGettrick, employée dans l'assurance-santé, de Clearwater, en Floride:

"J'ai l'impression que (Joe Biden) va défaire tout ce que Trump a fait.

J'espérais voir continuer la politique d'immigration, avec le mur (...) ou les droits de douane contre la Chine... J'ai l'impression que nous n'allons plus avoir de choix, de liberté d'expression. Ils veulent aussi prendre nos armes à feu.

Toute la situation du Covid, ça a été orchestré par la Chine, pour nous battre financièrement et économiquement.  

Je prends mon exemple personnel: j'ai perdu mon travail en novembre 2019 (...), j'en ai retrouvé un, juste avant la pandémie (...), je l'ai reperdu en octobre... Je suis mère célibataire, deux enfants de 28 et 18 ans, mais c'est moi qui paie les factures.

Il n'y a plus de classe moyenne, il n'y a plus que des riches et des pauvres (...) Moi je gagne 31.000 dollars par an, les statistiques montrent que je suis dans la pauvreté.  

Peut-être que je ne devrais pas être aussi présomptueuse en pensant que (Joe Biden) ne va pas faire des choses pour le pays, mais je n'ai juste pas confiance en lui comme j'avais confiance en Trump.

- "Retour des mondialistes" - 

Tim Hearn, patron de deux petites entreprises à Charlotte, en Caroline du Nord:

"Les politiciens de Washington, c'est comme un parti unique, ils ont créé un environnement où c'est un métier, un mode de vie plutôt qu'un travail au service du pays. 

Trump a ramené en Amérique des emplois que les précédents gouvernements, démocrates et républicains, avaient laissé partir à l'étranger (...) Trump, ce n'était pas juste les bleus (démocrates) contre les rouges (républicains), c'était l'Amérique contre les mondialistes.   

Avec Biden, les coûts énergétiques vont augmenter: au lieu d'être indépendant énergétiquement, ils vont passer des accords pour qu'on dépende à nouveau du pétrole étranger, ça va tuer mes affaires, très dépendantes des prix de l'essence. Et s'ils augmentent le salaire minimum fédéral à 15 dollars de l'heure, ça va me faire mal aussi. 

Ils vont faire tout leur possible pour effacer (le mouvement pro-Trump), mais il ne disparaîtra pas. Il suffit de voir ce qu'ils font depuis deux semaines: ils annulent, ils effacent, ils bloquent. Pourquoi? Ce pays a été fondé sur le débat, sur les idées, pas sur une religion unique.

Je ne vois personne qui puisse porter le mouvement comme (Donald Trump) l'a fait... S'il ne se représente pas, son fils Donald Junior pourrait se présenter, je crois qu'il est le seul à pouvoir reprendre le flambeau".

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