Guam, forteresse américaine tropicale, sereine malgré les menaces de Pyongyang

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 Vue sur l'océan Pacifique depuis la base de l'armée de l'air Andersen sur l'île de Guam, le 8 février 2018

Vue sur l'océan Pacifique depuis la base de l'armée de l'air Andersen sur l'île de Guam, le 8 février 2018

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© AFP, Thomas WATKINS

AFP, publié le mercredi 14 février 2018 à 07h22

L'escalade des tensions entre la Corée du Nord et les Etats-Unis n'a pas bouleversé l'ambiance paisible de l'île de Guam, petite île paradisiaque perdue dans le Pacifique, qui se vante de "couchers de soleil célèbres dans le monde entier". 

Lorsque Pyongyang menaçait de lancer ses missiles contre ce territoire américain, les habitants ont à peine bronché.  

"S'il devait arriver quoi que ce soit, beaucoup d'efforts seraient déployés pour nous protéger et faire en sorte qu'on ne soit pas touchés", confie Blake Bristol, gérant du restaurant Mosa's Joint dans la capitale Hagatna. "On va juste continuer à profiter et apprécier le temps qui est devant nous. Si ça arrive, ça arrive". 

"Il n'y a pas d'endroit aussi bien défendu que Guam", assure pour sa part le lieutenant de vaisseau Ian McConnaughey, qui se veut rassurant quand il fait visiter aux journalistes la base de l'armée de l'air Andersen, installée sur l'île tropicale.  

Ses 160.000 habitants ont de bonnes raisons de se rassurer. Des dizaines de radar parsèment les falaises de l'île, située à environ 3.400 kilomètres de la péninsule coréenne, scrutant signaux et menaces potentielles.

Le territoire est aussi équipé d'un bouclier anti-missile sophistiqué: le THAAD, "Terminal High Altitude Area Defense". Le système a été conçu pour lancer des intercepteurs de missile de gamme intermédiaire qui pulvérisent leur cible.

- Projection de la puissance -

Car derrière ses paysages paradisiaques, Guam est une véritable forteresse. Un avant-poste stratégique de 550 km2, où sont stationnés quelque 7.000 soldats. Avec ses deux bases, l'île fait partie du Commandement des opérations militaires américaines dans le Pacifique (PACOM), qui couvre la moitié de la planète.       

Depuis 2004, ce territoire au coeur de l'archipel des îles Mariannes a toujours accueilli au moins un des trois types de bombardiers lourds de l'armée américaine, susceptibles d'être déployés, si nécessaire, face à la Corée du Nord. 

Les responsables américains aiment parler de l'importance de Guam, symbole de "projection de la puissance", au fin fond de la région Pacifique.    

Une stratégie qui intervient dans un contexte où le programme de "l'Amérique d'abord" martelé par le président Trump est utilisé par ses rivaux pour soutenir que Washington ne s'intéresse plus à sa présence dans cette région.         

Avec d'autres responsables, le général Joe Dunford, chef d'état-major américain, qui s'est récemment rendu sur l'île avec un groupe de journalistes, conteste cet argument. 

Présent sur la base de l'armée de l'air Andersen, le B2 Spirit, bombardier furtif en forme de boomerang, peut transporter des charges nucléaires en évitant les radars. 

Lors de l'inspection du général Dunford, les responsables de la base ont exhibé un avion plus connu, l'imposant B-52, un bombardier géant de la guerre froide, toujours en service. 

"On est la troisième génération à piloter cet avion, c'est incroyable", se réjouit le capitaine Joseph Trench Niez, âgé de 28 ans. 

  

- Campagne de pression -

Avec le système THAAD et ses missiles intercepteurs qui peuvent, en théorie, détruire un missile balistique intercontinental (ICBM), le Pentagone assure qu'il peut déjouer toute menace provenant de la Corée du Nord.

Mais les défenses américaines ne sont en aucun cas garanties. 

Le mois dernier, le test d'un missile conçu pour intercepter un engin d'une gamme intermédiaire a échoué, pour la deuxième fois en moins d'un an. 

Une grosse salve de missiles pourrait surpasser les capacités du THAAD. 

Et Kim Jong Un, le numéro un nord-coréen, aura la capacité d'envoyer un ICBM à tête nucléaire sur le continent américain dans "quelques mois", a récemment estimé le directeur de la CIA, Mike Pompeo. 

Avec l'imprévisible rhétorique de Donald Trump, le département d'Etat et l'armée américaine semblent avoir repris en main la relation avec la Corée du Nord. 

Le chef d'état major Dunford a insisté sur son rôle de soutien à "la campagne de pression diplomatico-économique" contre Pyongyang, menée conjointement par l'ambassadrice américaine aux Nations unies Nikki Haley et le département d'Etat. 

Si la pression diplomatique et économique contre la Corée du Nord venait à échouer et qu'un conflit devait s'engager, comme Donald Trump l'a déjà envisagé, l'île de Guam et d'autres avant-postes américains dans le Pacifique en deviendraient des centres de commandement vitaux.     

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2 commentaires - Guam, forteresse américaine tropicale, sereine malgré les menaces de Pyongyang
  • L'énorme différence entre la présence militaire américaine tant décriée par les poutiniens, c'est que les pays ou elle est présente n'ont pas été réduits en esclavage et que plusieurs de ces pays on demandé à devenir citoyens américains.

    je confirme amicalement

    Mon cher klingon, rappelez-vous un certain CHILI dans les années 1970, le blocus de Cuba qui a réduit en paupérisation le peuple Cubain, l' Ukraine pour avoir écouté le miroir aux Alouettes taux de croissance - 9 % , peut-être pas de l'esclavage mais guère mieux !

    Alors même si j'approuve sur le Chili, je désapprouve sur Cuba.
    Et l'Allemagne de l'Est, la Tchécoslovaquie, la Hongrie, la Pologne, etc, les chars russes intervenant lors des révoltes pas d'avis ?
    Quand au taux de croissance des pays derrière le rideau de fer, euh...

    Mon cher alphaoméga, mon commentaire a été posté uniquement pour nuancer un atlantisme sans objectivité et rien d'autres , car parer de toutes les vertus les USA toute puissante est faire preuve de parti pris sans réalisme et objectivité !

    Les américains n'ont pas toutes les vertus, mais vous les décrivez ayant tous les défauts et les russes toutes les vertus.
    question, si l'hypothèse de Fulda s'était réalisée, avec quel bord vous seriez vous battu ?

    Ah, aussi, je me souviens que si les américains étaient isolationnistes, ils sont entrés en guerre et ont débarqué à Omaha beach.
    Les russes, eux, étaient alliés avec l'innommable, avant de rentrer en guerre.
    Et que les américains leur ont livré quelques 400 000 véhicules ( 5000 chars moyens et autant de la part des anglais) 300 navires de guerre, 15 000 avions ( plus 3000 hurricanes des anglais) 340 000 tonnes d'explosif, 1900 loco, 106 millions de tonnes de coton ( pour les uniformes ?).
    Et les russes, de 1940 à 1941 ont livré aux allemands:
    1 600 000 tonnes de céréales
    900 000 tonnes de pétrole

    Mon cher alphaoméga, concernant le débarquement , il serait utile de vous renseigner de ce que prévoyer les USA concernant la gestion de l'occupation us de la France ,il est heureux que nous ayons un général de brigade qui a pu empêcher cela !

    Notez que pour "l'hypothèse de Fulda", je vous charrie... ^^

    Stumr tu confonds "gestion" et "vol, déportation, pillage" c'est à dire la seule façon qu'a le peuple russe d'agir envers les autres. Ca se vérifie encore de nos jours.

  • La présence militaire américaine à travers le monde est critiquée .
    Il faut savoir que les États Unis sont intervenus à deux reprises en Europe à la demande des Européens ,alors que le pays était isolationniste .
    Il en est de méme en Asie .Ce sont les pays menacés par la Chine ou la Corée du Nord quî ont demandé la protection du parapluie américain .

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