Grèce: démission du ministre des Affaires étrangères après un différend sur la Macédoine

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Le ministre des Affaires Etrangères grec Nikos Kotzias à Berlin le 29 mai 2018
Le ministre des Affaires Etrangères grec Nikos Kotzias à Berlin le 29 mai 2018
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© AFP, Tobias SCHWARZ

AFP, publié le mercredi 17 octobre 2018 à 15h38

Le ministre grec des Affaires étrangères, Nikos Kotzias, a démissionné mercredi après un différend au sein du gouvernement de coalition d'Alexis Tsipras sur l'accord récent concernant le nouveau nom de la Macédoine, ont indiqué les services du Premier ministre.

"Le Premier ministre Alexis Tsipras a accepté la démission du chef de la diplomatie", et va assumer les fonctions de ce portefeuille, afin "de contribuer à la réalisation de l'accord" signé en juin avec son homologue macédonien Zoran Zaev sur le nouveau nom de Macédoine, a indiqué le communiqué.

Nikos Kotzias, pilier du gouvernement de coalition de gauche d'Alexis Tsipras depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2015, a eu une dispute mardi au sein du conseil des ministres avec le ministre de la Défense et allié du gouvernement de coalition, Panos Kammenos sur la question du nom de Macédoine.

Chef du petit parti souverainiste des Grecs Indépendants (Anel), Panos Kammenos s'est toujours opposé au nouveau nom de la Macédoine. 

Panos Kammenos a réitéré au conseil des ministres mardi qu'il était "contre le nouveau nom de la Macédoine mais qu'il n'allait pas contribuer au renversement du gouvernement".

Toutefois, ce désaccord risque de faire tomber le gouvernement de coalition d'Alexis Tsipras qui ne possède qu'une majorité faible.

Depuis l'indépendance de son petit voisin en 1991, la Grèce juge que le nom de "Macédoine" ne peut s'appliquer qu'à sa province septentrionale autour de Thessalonique. Un accord en juin entre les Premiers ministres macédonien Zoran Zaev et grec Alexis Tsipras prévoit de baptiser "République de Macédoine du nord" ce petit pays pauvre des Balkans.

Le parlement macédonien débat actuellement de cet accord avant qu'il ne soit examiné par le parlement grec.

Les élections législatives en Grèce sont prévues pour septembre 2019 mais l'opposition de droite ne cesse de faire pression pour des élections anticipées.

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