Fusillade en Californie: la mère d'une victime exige une régulation sur les armes

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Une femme honore la mémoire des douze victimes d'une fusillade dans un bar de Californie, lors d'une veillée le 8 novembre 2018.
Une femme honore la mémoire des douze victimes d'une fusillade dans un bar de Californie, lors d'une veillée le 8 novembre 2018.
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© AFP, Apu Gomes

AFP, publié le vendredi 09 novembre 2018 à 18h01

Un jeune homme rescapé de la fusillade de Las Vegas a été abattu mercredi dans la tuerie en Californie, a déclaré sa mère en exigeant, dans une vidéo devenue virale, que les Etats-Unis renforcent les règles sur les armes à feu.

"Je ne veux pas de vos prières, je ne veux pas de vos pensées. Je veux une régulation des armes à feu", a lancé Susan Orfanos, la voix tremblante de douleur et de colère, devant les caméras d'une chaîne de télévision locale.

Son fils, Telemachus Orfanos dit "Tel", 27 ans, se trouvait à Las Vegas, dans le Nevada, le 1er octobre 2017 quand un tireur a tué 58 personnes qui assistaient à un concert de musique country. Il avait survécu à cette fusillade, la plus meurtrière de l'histoire américaine.

Mercredi soir, il a été abattu près de chez lui, dans un bar à Thousand Oaks, au nord de Malibu, où un ancien soldat a ouvert le feu, tuant douze personnes avant de se suicider.

"L'année dernière, il était à Las Vegas avec ses amis et il était rentré à la maison. Hier soir, il n'est pas rentré", a expliqué sa mère, filmée devant leur maison. "Je prie Dieu pour que plus personne ne m'envoie de prières. Je veux une régulation des armes à feu. PLUS D'ARME", a-t-elle répété en insistant sur chaque mot. 

- "Décimer des enfants" -

"Que Dieu bénisse les victimes et leurs familles", avait tweeté jeudi le président américain Donald Trump, en évoquant une "tuerie terrible".

Vendredi, il a insisté sur les troubles psychiques de l'auteur de la fusillade. "Il était très très malade mentalement", a déclaré le locataire de la Maison Blanche avant de s'envoler pour les commémorations de la Première guerre mondiale en Europe.

Ian Long, un ancien militaire de 28 ans, qui avait servi dans le corps des Marines et avait été déployé en Afghanistan, "a vu des choses vilaines et souffrait, selon plusieurs personnes de stress post-traumatique", a rappelé Donald Trump, sans évoquer la question de l'accès facile aux armes à feu. 

Le père de la victime, Marc Orfanos, craint que l'appel de son épouse reste sans réponse. "Si décimer des enfants de 5 ans à Sandy Hook n'a pas marqué les esprits, rien ne le fera", a-t-il déclaré au quotidien Washington Post, en référence à la tuerie dans une école primaire du Connecticut en 2012, qui avait fait 26 morts dont 20 enfants. 

La puissante association de défense du port d'armes, la NRA contrôle, selon lui, "la majorité du parti républicain et certains démocrates. Tant que cet étau ne sera pas cassé, ça ne va pas s'arrêter."

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