États-Unis : Donald Trump gracie 73 personnes quelques heures avant de passer la main

États-Unis : Donald Trump gracie 73 personnes quelques heures avant de passer la main
Donald Trump et Steve Bannon à Washington, aux États-Unis, le 22 janvier 2017.

, publié le mercredi 20 janvier 2021 à 09h04

Ni Donald Trump, ni ses enfants ne figurent sur la liste des personnes bénéficiant d'une grâce.

Des conseillers, des proches et des collaborateurs... Mais aussi un rappeur. Le président américain Donald Trump, quelques heures avant de quitter la Maison Blanche, a gracié 73 personnes, dont son ancien conseiller Steve Bannon, a annoncé mercredi 20 janvier la Maison Blanche, peu avant la fin de ses fonctions.

"Le président Donald J.

Trump gracie 73 personnes et a commué les peines de 70 autres", est-il indiqué dans un communiqué. Ni Donald Trump, ni ses enfants ne figurent sur la liste des personnes bénéficiant d'une grâce.


Steve Bannon, 66 ans, avait été l'un des artisans de la campagne présidentielle victorieuse de Donald Trump en 2016 avant d'être poussé vers la sortie par le milliardaire républicain. Il a obtenu la clémence du président alors qu'il était accusé d'avoir détourné des fonds prétendument destinés à la construction d'un mur à la frontière États-Unis-Mexique.

"Monsieur Bannon a été un leader important du mouvement conservateur et il est connu pour son expertise politique", ajoute le communiqué de la Maison Blanche.

Cette grâce avait été annoncée auparavant par plusieurs médias américains. Selon le New York Times, Donald Trump a pris la décision de grâcier son ancien conseiller à la dernière minute après s'être entretenu au téléphone avec lui. La grâce présidentielle annulerait les charges portées contre Steve Bannon s'il était condamné, selon le journal.

Sur la liste des autres personnes graciées figure son ancien collecteur de fonds Elliott Broidy, poursuivi pour une campagne de lobbying illégale, ainsi que le rappeur américain Lil Wayne qui avait plaidé coupable le mois dernier de possession d'une arme à feu, délit pour lequel il risquait jusqu'à dix ans de prison. Ces derniers mois, Donald Trump, qui doit s'envoler mercredi matin pour la Floride, a déjà utilisé ce pouvoir présidentiel et a exonéré des collaborateurs et des proches. Certains avaient été condamnés dans le cadre de l'enquête sur une possible collusion entre la Russie et son équipe de campagne en 2016.

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