Espace : les critères à remplir pour devenir astronaute pour l'agence spatiale européenne

Espace : les critères à remplir pour devenir astronaute pour l'agence spatiale européenne
©Panoramic / photo d'illustration
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, publié le lundi 15 février 2021 à 19h55

L'Agence spatiale européenne (ESA) va lancer une nouvelle campagne de recrutement fin mars. 20 Minutes révèle les différents tests passés par les candidats pour réussir à faire partie des heureux élus.

Pour devenir astronaute, il existe un long périple à accomplir avant de toucher au but. La quatrième campagne de recrutement de l'Agence spatiale européenne (ESA) va débuter le 31 mars prochain. 20 Minutes est parvenu à avoir accès aux différentes épreuves que devront passer les candidats pour faire partie de l'équipe d'astronautes de l'agence.


Lors de la précédente campagne de recrutement en 2008, seulement 10 personnes sur 8 000 avaient été choisies, dont le Français Thomas Pesquet. Cette année, ils seront entre 4 et 6 élus, âgés de 27 à 37 ans et provenant des 22 pays qui composent l'ESA. Une édition qui pourrait également apporter davantage de parité dans un milieu où il n'y avait que 16% de femmes parmi les candidats lors de la dernière campagne. « Je suis persuadé que le prochain astronaute sera une femme. Thomas Pesquet est exceptionnel. Il a mis la barre très haut. Pour lui faire concurrence, une femme serait la plus appropriée », confie Philippe Perrin, ancien astronaute, à 20 Minutes.

Des tests pour cerner la personnalité du candidat

Plusieurs tests sont passés par les candidats avant d'être choisis ou non par l'agence. Le premier consiste en un questionnaire d'une dizaine de pages qui doit permettre d'identifier « la personnalité du candidat, son caractère, ses motivations, savoir ce qui la rend apte et 'câblé' pour ce boulot » selon l'ex-astronaute et membre de l'ESA Jean-François Clervoy. Une épreuve réussie par environ 10% des personnes.

Ils passent ensuite une seconde épreuve où leur personnalité est encore étudiée de près : leur mémoire, leur logique ou même leur méthode de raisonnement. Une troisième se présente, elle, comme un problème à résoudre par des groupes de cinq candidats. Si le résultat importe, les examinateurs en profitent aussi pour se concentrer sur d'autres aspects. Le jury « les observe réfléchir et se mettre d'accord. Ça nous permet de voir qui est leader, qui est suiveur, qui est force de proposition, qui attend que ça se passe », révèle Jean-François Clervoy.

Une condition physique à toute épreuve

Le quatrième test est souvent le plus redouté. Il permettrait d'éliminer la moitié des candidats encore présents à ce stade du processus du recrutement. En effet, les potentiels astronautes sont scrutés de près. Ouïe, vue, intestins, composition de leur sang, fonctionnement cardiaque : ils doivent être déclarés aptes à des exigences médicales très élevées.

Une fois tout ce parcours réalisé, les deux dernières épreuves consistent à répondre aux interrogations d'un jury comprenant au moins un membre de la direction de l'agence. Les examinateurs cherchent à évaluer le niveau de « l'intelligence émotionnelle ». Cela permet de comprendre comment le candidat pourrait réagir en situation, sur des vols longue durée, que cela soit en équipe ou seul.

Une liste de critères à remplir pour espérer faire partie des privilégiés qui pourraient ensuite avoir une trajectoire similaire à celle de Thomas Pesquet qui devrait décoller à bord d'une capsule Space X cette année

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