Entre Turquie et Arménie, il était un froid dans l'Est

Libération, publié le lundi 23 avril 2018 à 20h46

A

u bout de la route D060 qui serpente sur les vastes plateaux de la région de Kars, dans l'extrême Est de la Turquie, un jeune soldat, retranché derrière de hauts sacs de sable pour se protéger du vent glacial, fait signe de rebrousser chemin. Impossible de s'approcher davantage du poste-frontière de Dogukapi. Encore moins de gagner la route M7 menant aux faubourgs de Gyumri, la deuxième ville d'Arménie, visible au loin. «Ici c'est le bout du monde, c'est toujours le Rideau de fer», ironise Ilhan, restaurateur de la petite bourgade d'Akyaka qui, jusqu'en 1991, marquait encore la frontière entre l'Arménie soviétique et la Turquie, membre de l'Otan. L'URSS n'est plus, mais barbelés et clôtures métalliques ont perduré. Et pour cause depuis avril 1993, la Turquie maintient

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