EN DIRECT. Suivez les explications de Carlos Ghosn

EN DIRECT. Suivez les explications de Carlos Ghosn©Panoramic
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, publié le mercredi 08 janvier 2020 à 11h00

Carlos Ghosn a pris la parole ce mercredi devant une centaine de journalistes pour une conférence de presse très attendue. Après avoir livré sa vérité, l'homme d'affaires répond désormais aux questions des journalistes.

"C'est une journée très importante pour moi, je l'ai attendue depuis 400 jours". Dix jours après sa fuite du Japon, l'ex-patron de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi s'explique depuis le syndicat de la presse de Beyrouth, au Liban, devant 150 journalistes venus du monde entier.

Il revient sur son interpellation le 19 novembre 2018 : "On m'a arraché à ma famille, à mes amis, à Renault-Nissan.

Le monde tel que je connaissais a été détruit". "Je n'ai pas vécu de moment de liberté" depuis lors, a-t-il affirmé, adressant sa "profonde gratitude d'avoir pu retrouver ma famille et mes êtres chers"."Vous ne pouvez pas imaginer à quel point cette privation de liberté m'a touché".


"Je ne suis pas là pour raconter comment j'ai fui le Japon", mais pour "laver mon honneur. Je n'ai pas fui la justice, j'ai échappé à l'injustice et à la persécution. Considéré comme présumé coupable, je n'avais pas d'autre choix que la fuite pour me protéger et protéger ma famille", a-t-il déclaré. "La fuite a été la décision la plus difficile de ma vie."

"Cette affaire prend sa source au moment du déclin des performances de Nissan début 2017. Ce sont des responsables de Nissan, du ministère public japonais qui sont à l'origine de mon calvaire, qui s'explique aussi par l'amertume au Japon face à l'interférence de l'Etat français dans l'alliance", a-t-il lancé. "Certains de nos amis japonais ont pensé que la seule manière de se débarrasser de Renault était de se débarrasser de moi" et Carlos Ghosn a accusé "un des membres du conseil d'administration de Nissan, Toyoda, qui avait des liens avec les autorités". Mais il n'a pas dénoncé de responsables japonais "pour ne pas nuire au Liban".

Au sujet de son arrestation, Ghosn dénonce une "collusion" entre Nissan et le procureur japonais. "Je n'aurais jamais dû être arrêté. Les accusations (de dissimulation de revenus au fisc et de détournement de fonds, ndlr) portées contre moi sont fausses, sans fondements", a-t-il affirmé. "Mon arrestation a été montée de toutes pièces. Je n'ai pas été arrêté dans un avion, foutaises, j'ai été arrêté à l'aéroport", a-t-il assuré. "J'ai été arrêté pour une histoire de rémunération qui n'a pas été fixée, pas été décidée et qui n'a pas été payée", selon l'ancien PDG. 

"J'ai été interrogé pendant huit heures sans avocat, le procureur m'a prévenu que les choses empireraient si je n'avouais pas", a-t-il expliqué, détaillant ses conditions de détention. Il accuse le procureur japonais d'avoir menacé d'agir contre sa famille et de tenter de le "briser" pour qu'il avoue les faits qui lui étaient reprochés. =1emLes avocats de Carlos Ghosn lui ont dit qu'il risquait d'attendre cinq ans avant un verdict au Japon.

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