En Crimée, Poutine salue le rétablissement d'une "justice historique"

Chargement en cours
 Le président russe s'est rendu le 14 mars 2018 à Sébastopol à quatre jours du quatrième anniversaire de l'annexion de la Crimée par la Russie.

Le président russe s'est rendu le 14 mars 2018 à Sébastopol à quatre jours du quatrième anniversaire de l'annexion de la Crimée par la Russie.

1/2
© AFP, Yuri KADOBNOV
A lire aussi

AFP, publié le mercredi 14 mars 2018 à 22h37

Le président russe Vladimir Poutine a salué mercredi le rétablissement de la "justice historique", à quatre jours du quatrième anniversaire de l'annexion de la Crimée par la Russie, en qualifiant cet événement d'exemple de "vraie démocratie".

"Par votre décision, vous avez rétabli la justice historique, qui avait été rompue à l'époque soviétique", a déclaré M. Poutine, lors d'un discours devant ses partisans réunis à Sébastopol, en Crimée, pour un concert en son soutien.

A l'époque soviétique, la Crimée avait été retirée administrativement parlant de la Russie pour être donnée à l'Ukraine.

L'élection présidentielle russe aura lieu dimanche, le jour même où la Russie va marquer le quatrième anniversaire de l'annexion de la Crimée, approuvée en mars 2014 par la population de cette péninsule ukrainienne en majorité russophone lors d'un référendum non-reconnu par la communauté internationale.

"Par votre décision, vous avez montré au monde entier ce que c'est une vraie et non pas une fausse démocratie, vous êtes venus au référendum, vous avez pris votre décision et voté pour votre avenir et celui de vos enfants", a lancé M. Poutine.

A Washington, le département d'Etat américain a aussitôt réagi en mettant à nouveau en cause ce référendum "illégitime".

"Les habitants de Crimée ont été obligés à voter sous la surveillance de militaires russes lourdement armés. Les affirmations de la Russie selon lesquelles les Ukrainiens ont effectué un choix libre lors de ce simulacre de +référendum+ n'ont jamais eu aucune crédibilité", a affirmé la porte-parole de la diplomatie américaine Heather Nauert. 

"Au cours des quatre dernières années, la Russie a mené une campagne de contrainte et de violence, visant tous ceux qui s'opposent à sa tentative d'annexion", a-t-elle ajouté.

Dans son communiqué, les Etats-Unis réaffirment que "la Crimée fait partie de l'Ukraine" et que les sanctions américaines imposées après l'annexion de ce territoire par Moscou "resteront en vigueur tant que la Russie n'aura pas rendu le contrôle de la péninsule à l'Ukraine".

Dans son discours, Vladimir Poutin a reconnu qu'il restait "encore beaucoup à faire pour le développement de la Crimée et de Sébastopol", port d'attache de la Flotte russe de la mer Noire.

"Mais nous le faisons, nous allons continuer de le faire et nous ferons tout absolument, parce que quand nous sommes unis, nous sommes une grande force capable de résoudre les problèmes les plus difficiles", a assuré le président russe.

Dénoncée par Kiev et les Occidentaux, mais saluée par la majorité des Russes, l'annexion de la Crimée est à l'origine de lourdes sanctions américaines et européennes visant la Russie depuis 2014.

M. Poutine avait déjà écarté toute perspective de retour de la péninsule de Crimée à l'Ukraine, dans un film de la chaîne de télévision Rossiïa-1 diffusé dimanche sur les réseaux sociaux russes Vkontakte et Odnoklassniki.

Crédité d'environ 70% des intentions de vote selon les derniers sondages, Vladimir Poutine devrait sans surprise être élu pour un quatrième mandat le portant au pouvoir jusqu'en 2024.

Le service de gestion de commentaires évolue.

A compter du 29 mars, le Journal de Réactions et la publication de commentaires seront temporairement fermés.

Les discussions autour des sujets qui vous tiennent à cœur resteront prochainement possibles au travers d’un tout nouveau service vous permettant de réagir.

 
19 commentaires - En Crimée, Poutine salue le rétablissement d'une "justice historique"
  • avatar
    Steppenwolf  (privé) -

    Tiens !.... ça me donne envie d'aller en vacances en Crimée .............

  • Lors du référendum sur l'indépendance de l'Ukraine en 1991, la Crimée a voté à 56% pour cette indépendance, quant au référendum de 2014, il s'est déroulé sous le contrôle des troupes russes, avec par exemple 120% de votants à Simféropol, donc il est nul et d'ailleurs non reconnu par la communauté internationale.
    Les Ukrainiens pourraient ainsi revendiquer le Kouban, qui jusque dans les années 30 du XXème siècle, avant le holodomor, était peuplé en majorité d'Ukrainiens.

    avatar
    Steppenwolf  (privé) -

    te fatigues pas pour rien mon p'tit miky
    La Crimée est Russe. Et elle le restera./

  • sur certain point surtout pour la syrie je suis en accord avec lui, mais sur la crimée pas du tout cela peut même être considéré comme acte de guerre , car ce référendum était plutôt obligatoire ou sinon prison voir goulag, et tout ce qui se passe en ce moment avec l'angleterre est pour inciter les russes de leur faire croire à une menace et donc d'aller voter pour défendre le pays

  • Il ne faut pas être naïf, Poutine a mis la main sur la Crimée sachant que l'Ukraine ne pourrait s'y opposer... et pour flatter le nationalisme Russe...
    Après, historiquement, personne n'avait demandé à la population (russe à l'époque) son avis, lorsque la région avait été cédée à l'Ukraine...
    Certains diront qu'il est légitime que la région ait réintégré la Russie... d'autres diront que c'était un coup de force, ce qui n'est sans doute pas faux, non plus...
    Difficile à dire avec notre vision occidentale car les deux camps ont de bons arguments...
    Seuls, les habitants sauront avec le temps si ce changement leur a été bénéfique...
    Cela dit, les chancelleries occidentales ont eu le "retour de flamme" du référendum du kosovo, qu'ils ont imposé à la Serbie, allié historique de la Russie et il ne fait nul doute que cet épisode historique a pesé dans la légitimation de l'action sur la Crimée...

  • après l ukraIne la pologne
    la syrie et puis ?

    La Pologne est pays membre de l'OTAN
    Les forces militaires russes seraient matraquées.
    Envahir la Crimée est le maximum qu'elles puissent faire.