En Colombie, un attentat plonge 200 000 personnes dans le noir

En Colombie, un attentat plonge 200 000 personnes dans le noir
Tumaco est la localité colombienne comptant la plus grande superficie de plantations illicites, notamment de coca, la matière première de la cocaïne, dont la Colombie est le premier producteur mondial.

leparisien.fr, publié le vendredi 11 mai 2018 à 00h05

Les forces armées ont attribué cet attentat à des dissidents des Farc commandés par le chef du Front Oliver Sinisterra, qui a revendiqué l'enlèvement et l'assassinat de deux journalistes et de leur chauffeur en avril.

Quelque 200 000 habitants de Tumaco, une municipalité pauvre de Colombie, frontalière de l'Equateur sur la côte Pacifique, sont privés d'électricité à la suite d'un attentat, le quatrième en moins de deux mois, attribué à des dissidents de l'ex-guérilla des Farc.

Cette attaque, contre deux transformateurs électriques, a eu lieu mercredi soir sur la route entre les villes de Pasto et de Tumaco, a précisé le gouvernement du département du Nariño, Camilo Romero, à W Radio jeudi.

Tumaco est la localité colombienne comptant la plus grande superficie de plantations illicites, notamment de coca, la matière première de la cocaïne, dont la Colombie est le premier producteur mondial.

Quatrième attentat en moins de deux mois

Les forces armées ont attribué cet attentat à des dissidents des Farc, commandés par Walter Artízala, alias « Guacho », le chef du Front Oliver Sinisterra, qui a revendiqué l'enlèvement et l'assassinat en avril de deux journalistes et d'un chauffeur du quotidien équatorien El Comercio.

« C'est le quatrième attentat en moins de deux mois, ce qui montre que la situation est de plus en plus difficile », a dénoncé le gouverneur sur Twitter.

Camilo Romero a ajouté qu'en raison de mauvaises conditions climatiques, les forces de l'ordre n'avaient jeudi matin pas encore pu rejoindre le lieu de l'attentat, épicentre d'actions militaires contre les dissidents de l'ex-guérilla, aujourd'hui désarmée.

Vague de violences

Le Front Oliver Sinisterra, qui n'a pas adhéré à l'accord de paix signé fin 2016, est dans la ligne de mire des autorités, en particulier depuis l'assassinat de l'équipe d'El Comercio.

Ce groupe dissident est accusé d'être à l'origine d'une vague de violences inédite du côté équatorien, qui a causé la mort de quatre militaires, outre l'enlèvement d'un couple toujours séquestré.

Dans le Nariño opèrent aussi des trafiquants de drogue, ainsi que l'Armée de libération nationale (ELN), la dernière guérilla de Colombie avec laquelle le gouvernement tente de négocier un accord similaire à celui signé avec les Farc fin 2016.

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