Earth Hour : des villes du monde entier éteignent leurs lumières pour la planète

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Le complexe hôtelier et commercial de Marina Bay Sands, à Singapour avec ses lumières éteintes pour la mobilisation "Earth Hour", le 27 mars 2021
Le complexe hôtelier et commercial de Marina Bay Sands, à Singapour avec ses lumières éteintes pour la mobilisation "Earth Hour", le 27 mars 2021
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© AFP, ROSLAN RAHMAN

publié le samedi 27 mars 2021 à 23h18

Des villes du monde entier ont éteint leurs lumières pendant une heure samedi pour l'"Earth Hour", une opération destinée à mobiliser contre le changement climatique et pour la sauvegarde de la nature.

Pour démarrer l'événement, les lumières des gratte-ciels des métropoles asiatiques, de Singapour à Hong Kong, se sont éteintes à 20H30 heure locale, de même que celles de monuments tels que l'Opéra de Sydney.

Le Colisée à Rome, la place Rouge à Moscou, la Porte de Brandebourg à Berlin, le Palais de Westminster, les enseignes lumineuses de Piccadilly Circus à Londres ou encore les trois étages de la Tour Eiffel à Paris ont été successivement plongés dans l'obscurité. La célèbre Sagrada Familia d'Antoni Gaudi à Barcelone, dans le nord-est de l'Espagne, et le château impérial de Schönbrunn à Vienne figurent également parmi les nombreux sites, monuments et bâtiments qui ont éteint leurs feux entre 20h30 et 21h30 heures locales, au fil des fuseaux horaires.

Cette mobilisation annuelle ("Heure de la Planète" en français), organisée par le WWF, est destinée à appeler à l'action sur le changement climatique et l'environnement. 

Cette année, les organisateurs ont voulu mettre en évidence le lien entre la destruction de la nature et l'incidence croissante des maladies comme le Covid-19.

"Qu'il s'agisse du déclin des pollinisateurs, de la diminution du nombre des poissons dans les océans et les rivières, de la disparition des forêts ou de la perte plus générale de la biodiversité, les preuves s'accumulent selon lesquelles la nature est en chute libre", a dit Marco Lambertini, le directeur général du WWF, qui organise l'Earth Hour depuis 2007.

"Protéger la nature est notre responsabilité morale, mais la perdre accroît également notre vulnérabilité face aux pandémies, accélère le changement climatique et menace notre sécurité alimentaire", a-t-il ajouté.

À Singapour, les gens ont regardé les gratte-ciels s'éteindre sur le front de mer. Dans un parc voisin, Gardens by the Bay, des sculptures à l'allure futuriste ont vu leurs lumières disparaître également.

L'Earth Hour, c'est "plus qu'une simple économie d'énergie, c'est plutôt une façon de se rappeler de notre impact sur l'environnement", a expliqué à l'AFP dans le parc Ian Tan, 18 ans. 

Mais "une heure, ce n'est pas suffisant", a-t-il souligné.

A Hong Kong, des forêts de tours se sont retrouvées dans l'obscurité, tout comme la porte historique Namdaemun à Séoul.

En Thaïlande, le très populaire centre commercial CentralWorld de Bangkok a déclenché un compte-à-rebours et, à 20H30, ses vitrines extérieures se sont éteintes pendant une heure.

Après l'Asie et l'Europe, ce sera au tour de l'Empire State Building de New York, de l'Obélisque à Buenos Aires et du Musée de Demain à Rio de Janeiro d'être, très provisoirement, privés de lumière.

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