Disparition de la jeune Franco-irlandaise en Malaisie : une autopsie est en cours

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Cette photo fournie par la famille Quoirin le 5 août 2019 montre Nora Quoirin, une adolescente franco-irlandaise retrouvée morte en Malaisie après dix jours de disparition et de recherches
Cette photo fournie par la famille Quoirin le 5 août 2019 montre Nora Quoirin, une adolescente franco-irlandaise retrouvée morte en Malaisie après dix jours de disparition et de recherches
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© AFP, FAMILY HANDOUT, Quoirin Family

AFP, publié le mercredi 14 août 2019 à 18h18

Les autorités malaisiennes ont fait procéder mercredi à une autopsie sur le corps de l'adolescente franco-irlandaise retrouvée mardi dans la jungle après avoir disparu d'un complexe hôtelier près de Seremban, dans le sud-ouest de la Malaisie.

Le cadavre dénudé de Nora Quoirin, 15 ans, a été découvert mardi dans un petit ruisseau au fond d'un ravin dans la jungle après dix jours d'intenses recherches ayant mobilisé des centaines de personnes, des hélicoptères et des chiens. Les autorités n'ont pas précisé s'il portait des traces de blessures.

L'adolescente, souffrant d'un léger handicap mental, avait disparu dans la nuit du 3 au 4 août, juste après être arrivée, avec sa famille vivant à Londres, pour des vacances dans le complexe hôtelier Dusun Resort. 

Celui-ci est situé à 70 km environ au sud de Kuala Lumpur, en lisière de la jungle, près de Seremban, la capitale de l'Etat de Negeri Sembilan. Une fenêtre avait été retrouvée ouverte dans le pavillon où résidait la famille.

La police continuait mardi de traiter ce dossier comme une affaire de disparition, alors que les proches de la jeune fille évoquaient ces derniers jours l'hypothèse d'un enlèvement.

Un hélicoptère avait transporté mardi le corps découvert à environ 2,5 km du complexe hôtelier vers un hôpital, où les parents de Nora Quoirin ont pu l'identifier.

Les médecins ont commencé l'autopsie mercredi matin dans un l'hôpital de Seremban assailli par les médias et protégé par des policiers. Elle était encore en cours dans la soirée.

Les parents de Nora Quoirin ont déclaré que la jeune fille était "au coeur de leur famille", dans un communiqué diffusé par le Lucie Blackman Trust, une organisation britannique qui assiste les familles de personnes disparues à l'étranger.

"C'est la fille la plus honnête, la plus adorable et nous l'aimons plus que tout. La douleur causée par sa disparition est insoutenable. Nos coeurs sont brisés", peut-on lire dans le communiqué.

"Nous aimerons toujours notre Nora."

- "Fille chérie" -

Après s'être entretenue avec les parents de Nora, l'avocate de la famille, Sankara N. Nair, a déclaré qu'ils espéraient que "les autorités enquêteraient en profondeur sur la mort de leur fille chérie et exploreraient toutes les pistes pouvant expliquer sa mort".

La police avait examiné des empreintes digitales sur la fenêtre laissée ouverte ainsi que des témoignages de villageois qui racontent avoir entendu un camion tôt le matin de la disparition de l'adolescente.

Un groupe de volontaires participant aux recherches a découvert le corps après une information transmise par un habitant aux autorités, dans la zone où étaient menées les opérations officielles et où les équipes étaient déjà passées.

La famille avait offert lundi une récompense de 50.000 ringgits (11.900 dollars), financée par une entreprise de Belfast, pour toute information. 

Selon ses parents, Nora n'était "absolument pas" habituée à fuguer.

Elle était atteinte d'holoprosencéphalie, ce qui signifie qu'elle avait un cerveau plus petit que la normale, une expression orale limitée et n'était capable d'écrire que quelques mots.

Le 9 août, avant la découverte du corps, le parquet de Paris avait ouvert une enquête pour entrer en contact avec ses homologues et suivre l'affaire. S'agissant de faits survenus à l'étranger, la justice française ne pouvait lancer cette procédure qu'en choisissant une qualification criminelle, en l'occurence "enlèvement et séquestration".

Cependant les autorités françaises ne disposaient à ce moment là "d'aucun élément précis accréditant cette piste" criminelle, reconnaît une source proche du dossier. Deux enquêteurs de l'OCRVP (l'Office central pour la répression des violences aux personnes) se sont rendus sur place pour assister aux investigations.

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