Des employés de Google ont voulu contrer le décret migratoire de Trump, selon le Wall Street Journal

Des employés de Google ont voulu contrer le décret migratoire de Trump, selon le Wall Street Journal
Des employés de Google ont voulu contrer le décret migratoire de Trump, selon le Wall Street Journal

AFP, publié le vendredi 21 septembre 2018 à 17h24

Des employés de Google ont discuté de stratégies pour contrer le décret migratoire de Donald Trump empêchant l'entrée aux Etats-Unis de ressortissants de pays à majorité musulmane, en favorisant des contenus proposant de l'aide à ces personnes, révèle vendredi le Wall Street Journal.

Les discussions, qui n'ont jamais abouti, suggéraient par exemple de rediriger les internautes vers des groupes de défense des migrants. Elles ont débuté par e-mail deux jours après que le président américain ait signé en janvier 2017 la première version de son décret très controversé visant initialement sept pays, selon le journal.

Cette mesure a été attaquée sur de multiples fronts judiciaires avant d'être finalement validée en juin 2018, dans une version amendée, par la Cour suprême.

Les employés ont également réfléchi à la manière d'ajuster les fonctions de recherche en travaillant à contrecarrer "les résultats islamophobes, biaisés par l'algorithme, issus de la recherche des termes +Islam+, +musulman+, +Iran+, etc.", ou encore "Mexique", "hispanique" et "latino", rapporte le quotidien.

Un e-mail d'un salarié de la division marketing fait référence à un brainstorming au sein du groupe sur la façon de répondre à ce décret.

Cette nouvelle devrait conforter le président Trump dans ses critiques du moteur de recherche, qu'il accuse de bloquer les points de vue conservateurs de ses résultats. 

Google a déclaré qu'aucune des idées discutées n'avait été mise en oeuvre.

"Google n'a jamais manipulé les résultats de ses recherches ou modifié aucun de ses produits pour promouvoir une idéologie politique en particulier - ni durant la période de campagne politique actuelle, ni durant les élections de 2016, ni après le décret présidentiel de M. Trump sur l'immigration", a assuré le groupe.

"Nos procédures et notre politique n'auraient pas permis la manipulation des résultats de recherche en vue de promouvoir des idéologies politiques", a-t-il ajouté.

Google faisait partie de la centaine d'entreprises high-tech ayant déposé une requête en justice en février 2017 pour dénoncer les "dommages importants au commerce américain, à l'innovation et à la croissance" causés selon eux par ce décret.

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