Demande de pardon d'ETA: une preuve de la "force" de l'Etat de droit, selon Madrid

Demande de pardon d'ETA: une preuve de la "force" de l'Etat de droit, selon Madrid
La déclaration de l'organisation séparatiste basque ETA, qui demande pardon aux victimes pour "la douleur" causée, est la conséquence de la force de l'Etat de droit, estime le gouvernement espagnol

AFP, publié le vendredi 20 avril 2018 à 09h42

La déclaration de l'organisation séparatiste basque ETA, qui demande pardon aux victimes pour "la douleur" causée et reconnaît sa "responsabilité directe" dans celle-ci, est la conséquence de la force de l'Etat de droit, a réagi le gouvernement espagnol dans un communiqué vendredi.

"Ce n'est qu'une nouvelle conséquence de la force de l'Etat de droit qui a vaincu l'ETA avec les armes de la démocratie", déclare le gouvernement du conservateur Mariano Rajoy.  "Cela fait très longtemps que l'ETA aurait dû demander pardon", ajoute le communiqué.

Le gouvernement estime toutefois que cette déclaration "est bien", "parce que les victimes, leur mémoire et leur dignité ont été déterminantes dans la défaite de l'ETA".

Selon les autorités, l'organisation séparatiste basque ETA a tué 829 personnes au nom de son combat pour l'indépendance du Pays basque et de la Navarre depuis sa création en 1959. L'organisation a renoncé à la lutte armée en 2011 et déposé les armées en 2017 en remettant une liste de caches à la justice française.

La demande de pardon publiée vendredi dans le quotidien en ligne Gara, apparaît comme un préambule à l'annonce de sa dissolution unilatérale, attendue au début du mois de mai.

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