Damas nie de nouveau "posséder" des armes chimiques

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 Photo du président syrien Bachar Al-Assad parlant à des journalistes le le 18 décembre 2017 à Damas, fournie par l'agence officielle SANA

Photo du président syrien Bachar Al-Assad parlant à des journalistes le le 18 décembre 2017 à Damas, fournie par l'agence officielle SANA

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© AFP, HO, SANA

AFP, publié le mercredi 14 février 2018 à 17h27

Damas a une nouvelle fois nié mercredi "posséder" des armes chimiques, estimant que leur utilisation était "immorale et inacceptable", au lendemain d'une mise en garde de la France qui a brandi la menace de frappes en Syrie.

Soumis à de fortes pressions internationales, le pouvoir a par ailleurs autorisé l'entrée d'aides humanitaires dans la Ghouta orientale, pour la première fois depuis des raids meurtriers qui ont visé la semaine dernière l'enclave rebelle assiégée près de Damas.

Le régime syrien a été accusé d'avoir récemment mené des attaques chimiques contre les zones sous contrôle des rebelles, alors que les civils payent déjà un très lourd tribut dans le conflit qui a fait plus de 340.000 morts depuis 2011. 

"Le gouvernement syrien nie catégoriquement posséder (...) des armes chimiques. Nous considérons l'utilisation de ces armes immorale et inacceptable, quel que soit le contexte", a affirmé le vice-ministre des Affaires étrangères, Fayçal Moqdad, cité par l'agence oficielle Sana.

Mardi, le président Emmanuel Macron avait assuré que la France mènerait des frappes en Syrie si elle avait "des preuves avérées que des armes chimiques proscrites sont utilisées contre les civils" par le régime.

"Nous frapperons l'endroit d'où ces envois sont faits ou là où ils sont organisés. La ligne rouge sera respectée", a martelé M. Macron, qui a toutefois nuancé son propos, précisant que ses services n'avaient pas pour le moment de telles preuves.

Ces dernières semaines, la France mais aussi les Etats-Unis ont tiré la sonnette d'alarme sur des attaques chimiques présumées menées par Damas, qui a dénoncé les "mensonges et allégations" de Paris et Washington.

- Arrivée d'aides à la Ghouta - 

L'une de ces attaques aurait eu lieu début février à Saraqeb, localité de la province d'Idleb (nord-ouest) contrôlée par des jihadistes et des rebelles, où 11 cas de suffocation ont été rapportés, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

En janvier déjà, l'Observatoire avait rapporté 21 cas de suffocation dans la Ghouta orientale, habitants et sources médicales évoquant une attaque au chlore. 

Après la montée au créneau de Washington et de Paris, l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) avait annoncé le 7 février qu'elle étudiait les "allégations crédibles" concernant un recours à de telles armes.

Malgré les pressions internationales, le pouvoir de Bachar al-Assad a repris la main dans le conflit syrien, qui s'est complexifié avec l'implication de puissances étrangères et de groupes jihadistes, sur un territoire morcelé.

Grâce à l'appui indéfectible de l'allié russe, le régime syrien a reconquis plus de la moitié du territoire, multipliant les victoires face aux jihadistes et aux rebelles.

La semaine dernière, il avait intensifié ses frappes aériennes contre la Ghouta orientale, dernier fief rebelle aux portes de la capitale Damas.

Cinq jours de raids aériens ont fait plus de 250 morts et près de 775 blessés, selon l'OSDH, un pic de violence sans précédent depuis plusieurs années pour cette région que le régime pilonne quotidiennement.

Mercredi, des aides humanitaires destinées à quelque 7.200 personnes sont arrivées dans la Ghouta orientale, le premier convoi à entrer dans la région depuis la fin novembre.

- 'Souffrance humaine intolérable' -

"Premier convoi de l'ONU et du Croissant-Rouge syrien cette année pour la localité de Nachabiyé dans la Ghouta orientale pour distribuer de la nourriture, des provisions sanitaires et nutritives", a indiqué le Bureau des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) à Damas sur son compte Twitter.

Aucune aide ne peut entrer dans la Ghouta orientale sans le feu vert des autorités de Damas.

Assiégés depuis 2013 par les forces du régime, les quelque 400.000 habitants de la Ghouta orientale subissent des pénuries de nourriture et de médicaments qui ont entraîné des centaines de cas de malnutrition, notamment chez les enfants.

L'ONU réclame avec insistance une trêve humanitaire d'un mois dans toute la Syrie, pour pouvoir distribuer des aides et évacuer les blessés et malades dans un état critique.

"Nous assistons à l'une des pires périodes de combats depuis le début du conflit, avec des centaines de civils tués et blessés, des déplacements massifs (de population) et la destruction d'infrastructures civiles, y compris des installations médicales", avait déploré lundi le coordinateur humanitaire de l'ONU en Syrie, Ali al-Zaatari.

"J'en appelle à nouveau à toutes les parties concernées, et à ceux qui ont un pouvoir d'influence sur elles: mettez fin à cette souffrance humaine intolérable", a-t-il insisté.

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20 commentaires - Damas nie de nouveau "posséder" des armes chimiques
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    Steppenwolf  (privé) -

    de toutes les façons en Syrie les jeux sont faits. Le directeur du renseignement national américain (DNI) a déclaré que l'opposition syrienne ne pouvait plus renverser le Président Bachar al-Assad, la guerre en Syrie a basculé en faveur des autorités de Damas. La guerre va encore durer quelques temps. Le temps que les occidentaux et leurs complices du golfe exfiltrent les terroristes rescapés à leur solde de Syrie..........

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    Steppenwolf  (privé) -

    la france ferait mieux de réfléchir avant de se lancer dans une aventure aérienne en Syrie pour aidze les terroristes. Il y a déjà un F16 israélien au tapis. il pourrait bien aussi y avoir des mirages et des rafales qui suivraient...............

  • c'est sur elles sont estampillées POUTINE et non pas ASSAD donc le régime syrien n'a plus d'armes chimique subtilité démoniaque russo syrienne !!!!!!

  • Bachar al Assad n'a aucun intérêt à utiliser des armes chimiques
    Les seuls qui y ont intérêt sont les rebelles - toujours modérés par définition, n'est ce pas - afin d'attiser le feu et de provoquer une réaction occidentale.
    Ce n'est quand même pas compliqué à comprendre, sauf à être de mauvaise foi !

    Et en Europe, surtout en France on est de très mauvaise foi ! !

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    JEANPAIN  (privé) -

    les occidentaux massacrent les troupes régulières Syriennes qui combattent les terroristes, quand on sait que les turcs massacrent les Kurdes, qu' Israel massacre des soldats Syrien en toute impunité sous couvert de lutte contre le ezbollah, tout cela sans que l'ONU n'intervienne.

    mais a écouter nos "élites", la faute revient au gouvernement Syrien qui lui n'aurait pas le droit de rétablir l'ordre dans son pays...

    Ca démontre juste que les pays occidentaux plongent dans le piège tendu par Ryad et Doha qui ont financés l'EI, ça démontre également qu'israel impose son diktat ou il veut avec l'accord de l'ONU, les occidentaux baptisent les terroristes en rebelle et le gouvernement Syrien en "régime" pour accomplir leur forfait...

    les pays occidentaux, ne pas comprennent les enjeux, jamais la Russie n'acceptera que la Syrie devienne une nouvelle Lybie, un nouvel Irak, car si le sunnisme s'étend, toutes les républiques se terminant par STAN à ses frontières s'allieront à Ryad et se sera une guerre de religion aux portes de Moscou..


    Quand nos "élites" comprendront elles que le gouvernement Syrien est le seul de la région qui protège les minorités contre l'envie d'expansion des sunnites qui eux massacrent les minorités comme au Yémen par exemple........


    l'Iran non plus n'acceptera pas l'extension du sunnisme, il y va de sa survie, d'ailleurs n'oublions pas que l'Iran a vu d'un mauvais œil quand la France, a donné à l'Arabie Saoudite, via l'Egypte, des BPC de classe Mistral, prévus pour les Russes, ces bâtiments sont utilisés pour des débarquements de troupes, devine qui est face à l'Arabie dans le golfe Persique tu comprendra la crainte des autorités Iraniennes..........................

    Mais oui, mon petit. Il a juste éradiqué le quart de sa population, mais ça ça fait saliver les vichyistes.

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