Covid-19 : un nouveau variant découvert par des chercheurs britanniques

Covid-19 : un nouveau variant découvert par des chercheurs britanniques
(Photo d'illustration)

publié le mercredi 17 février 2021 à 13h00

Détecté dans une dizaine de pays, dont la France, le variant B1525 contient des mutations inquiétantes, en particulier la E484K, présente chez les variants sud-africain et brésilien, et qui diminue la reconnaissance du virus par les anticorps et donc l'efficacité des vaccins.

Après le variant britannique (B.1.1.7), sud-africain (B.1.351) et brésilien (P1), des chercheurs de l'université d'Edimbourg, en Ecosse, ont découvert une nouvelle variation du Covid-19 : le B1525. Les premiers cas identifiés datent de mi-décembre et ont été découverts au Royaume-Uni (35 cas) et au Nigeria (29 cas), rapporte The Guardian.

Certains médias le surnomment déjà le "variant nigérian". 




En séquençant les prélèvements de malades du Covid-19 à travers le monde, les chercheurs ont également trouvé ce variant au Danemark (35 cas), en France (5 cas), aux Etats-Unis (10 cas), au Canada (5 cas), au Ghana (4 cas), en Australie (2 cas), en Jordanie (2 cas), à Singapour, Finlande, Belgique et l'Espagne (1 cas).

Ce nouveau variant inquiète les scientifiques car il contient la mutation E484K. Absente du variant anglais mais similaire à celle des variants sud-africain et brésilien, cette mutation est située au niveau de la protéine Spike du virus, lui permettant de mieux pénétrer dans les cellules humaines pour les infecter. Elle diminue par ailleurs la reconnaissance du virus par les anticorps et donc l'efficacité des vaccins.

Cette étude semble recouper les recherches de l'agence sanitaire anglaise Public Health England qui, dans un rapport publié récemment, avait expliqué avoir découvert la mutation E484K dans 11 séquences du variant anglais analysées fin janvier.

Bonne ou mauvaise nouvelle ? 

"Nous ne savons pas encore dans quelle mesure ce nouveau variant se propagera, mais s'il réussit, on peut supposer que l'immunité contre tout vaccin ou infection antérieure sera atténuée", a déclaré au Guardian Simon Clarke, professeur agrégé de microbiologie cellulaire à l'université de Reading. 

A l'inverse Jonathan Stoye, virologue et responsable de recherche au Francis Crick Institute de Londres, juge que cette nouvelle mutation est un avantage pour les laboratoires. Puisque cette mutation E484K semble déterminante, il affirme qu'il faut adapter les vaccins pour qu'ils ciblent cette mutation en priorité, explique-t-il.

Moderna et AstraZeneca ont notamment déjà annoncé travailler sur une nouvelle version de leur vaccin adaptée au variant sud-africain.

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