Covid-19 : les vaccins Pfizer/BioNTech et AstraZeneca efficaces contre le variant indien

Covid-19 : les vaccins Pfizer/BioNTech et AstraZeneca efficaces contre le variant indien ©Fred TANNEAU / AFP
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publié le dimanche 23 mai 2021 à 13h40

Le vaccin Pfizer/BioNTech est efficace à 88% contre la maladie symptomatique du variant indien, le sérum d'AstraZeneca, lui, est efficace à 60%, révèle une étude des autorités de santé britanniques. 

Alors que le variant indien du coronavirus continue sa progression dans le monde, les différents services de santé s'inquiètent de l'efficacité des vaccins. Mais selon une étude des autorités de santé britanniques rendue publique dimanche 23 mai, les vaccins de Pfizer/BioNTech et d'AstraZeneca/Oxford se révèlent presque aussi efficaces contre le variant indien que contre le variant anglais.  



Selon cette étude du Public Health England (PHE), qui a été menée entre le 5 avril et le 16 mai, le vaccin Pfizer/BioNTech est efficace à 88% contre la maladie symptomatique du variant indien deux semaines après la deuxième dose, comparé à 93% d'efficacité contre le variant anglais. Sur la même période, le sérum d'AstraZeneca est efficace à 60%, contre 66% contre le variant anglais qui avait été détecté dans le Kent. 

En outre, les deux vaccins étudiés sont efficaces à 33% contre la maladie symptomatique provoquée par le variant indien trois semaines après l'injection de la première dose, contre environ 50% face au variant du Kent. Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont séquencé le génome du coronavirus pour 12.675 cas pris en compte dans l'étude. 1.054 se sont révélés être des cas de variant indien.



Le ministre de la Santé, Matt Hancock, s'est félicité de ces résultats qu'il a qualifié de "novateurs", au moment où le gouvernement compte sur sa campagne de vaccination pour se protéger d'une poussée du variant indien qui met en péril la poursuite de son plan de déconfinement. Selon les données de PHE, au moins 2.889 cas du variant indien ont été enregistrés en Angleterre entre le 1er février et le 18 mai. Parmi eux, 104 cas ont conduit à une visite aux urgences, 31 ont nécessité une hospitalisation et six ont entraîné un décès.  

Pour enrayer la propagation de ce variant B.1.617.2, qui risque de devenir "dominant" selon les autorités sanitaires, l'intervalle entre les deux doses de vaccin (jusqu'à trois mois) a été réduit à huit semaines pour les personnes de plus de 50 ans et les plus vulnérables, et le dépistage a été renforcé dans les zones touchées, à savoir principalement le nord-ouest de l'Angleterre et certaines parties de Londres. 

"Deux doses de l'un ou l'autre vaccin offrent des niveaux élevés de protection contre la maladie symptomatique du variant B.1.617.2", a indiqué Mary Ramsay, responsable de l'immunisation à PHE. "Nous nous attendons à ce que les vaccins soient encore plus efficaces pour prévenir les hospitalisations et les décès", a-t-elle ajouté.

Au Royaume-Uni, pays le plus endeuillé en Europe par le virus avec plus de 127.000 morts, plus de 7 adultes sur 10 ont reçu une première dose de vaccin contre le Covid-19 et plus de 4 sur 10 ont reçu deux doses.
 

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