Covid-19 : le nombre de cas repart à la hausse en Europe

Covid-19 : le nombre de cas repart à la hausse en Europe
Les cas de contaminations de Covid 19 repartent à la hausse en Europe
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publié le jeudi 01 juillet 2021 à 12h17

L'Organisation mondiale de la santé a tiré la sonnette d'alarme lors d'un point presse jeudi 1er juillet. Elle met en garde l'Europe contre une quatrième vague. 

Une quatrième vague inévitable ? Les cas de Covid-19 ont recommencé à augmenter la semaine dernière en Europe après dix semaines consécutives de recul, a annoncé jeudi 1er juillet la branche européenne de l'Organisation mondiale de la santé.

L'OMS met en garde contre un risque de nouvelle vague. "Il y aura une nouvelle vague dans la région européenne, sauf si nous restons disciplinés", a affirmé le directeur de l'OMS Europe Hans Kluge lors d'un point presse en ligne.



Selon l'organisation onusienne, la semaine dernière, le nombre de cas a augmenté de 10 % dans la région Europe, qui compte 53 territoires, "en raison de l'augmentation des brassages, des voyages, des rassemblements et de l'assouplissement des restrictions sociales". "Cette évolution s'inscrit dans le contexte d'une situation qui évolue rapidement, d'un nouveau variant préoccupant - le variant Delta - et dans une région où, malgré les efforts considérables des États membres, des millions de personnes ne sont toujours pas vaccinées", a alerté Hans Kluge.  

Selon lui, les trois conditions pour une nouvelle flambée du nombre d'hospitalisations et de décès avant l'automne sont réunies : un taux de personnes vaccinées encore trop bas, l'émergence de nouveaux variants très contagieux ainsi que le retour à une vie sociale normale,  sans aucune mesure restrictive. 

L'Euro de football, "supercontaminateur" ? 

Dans ce contexte, l'Euro de football organisé dans onze villes de onze pays différents fait figue d'épouvantail. Interrogé sur le risque que l'Euro ait joué ou joue le rôle de "supercontaminant", le directeur de l'OMS Europe Hans Kluge a répondu: "J'espère que non, mais je ne peux pas l'exclure". Plusieurs centaines de cas ont en effet été détectés chez des spectateurs de matches de l'Euro, notamment des Ecossais de retour de Londres, des Finlandais de retour de Saint-Pétersbourg ou des spectateurs dans le stade de Copenhague qui se sont avérés porteurs du variant plus contagieux "Delta".


"Ce que nous devons regarder autour des stades c'est comment les gens s'y rendent, est-ce qu'ils se déplacent dans des convois de bus bondés ou est ce qu'ils appliquent des mesures individuelles?", a souligné Catherine Smallwood, cadre de la branche Europe de l'OMS. L'OMS Europe appelle aussi à mieux suivre ce que les spectateurs peuvent faire "quand ils quittent le stade, vont-ils dans des bars ou dans des pubs très fréquentés ?", a-t-elle ajouté. L'organisation onusienne a appelé à la vigilance sur tous les grands rassemblements de l'été en général, Euro de foot ou non. "Ce que nous savons c'est que dans une situation de hausse des cas, des grands rassemblements peuvent jouer le rôle d'amplificateur en termes de transmission", a ajouté Catherine Smallwood.

Le variant Delta, jusqu'à 60 % plus contagieux

Le variant Delta du coronavirus, particulièrement contagieux, devrait représenter 90 % des nouveaux cas de Covid-19 dans l'Union européenne d'ici fin août, avait estimé la semaine dernière le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).  L'OMS Europe s'attend à ce qu'il devienne "dominant" d'ici août sur le Vieux continent, a-t-elle affirmé jeudi. Ce variant, repéré initialement en Inde, est 40 à 60% plus transmissible que l'Alpha selon l'agence sanitaire.

En laboratoire ou en vie réelle, les études convergent sur un point : recevoir une seule dose de vaccin n'apporte qu'une protection limitée contre le variant Delta. En août, la région Europe de l'OMS, "ne sera pas totalement vaccinée (63 % des personnes attendent toujours leur premier vaccin) ... et sera encore majoritairement exempte de restrictions, avec une augmentation des voyages et des rassemblements", a déclaré jeudi l'OMS.

En France, "le taux d'incidence ne semble plus diminué", a prévenu le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal mercredi lors d'un point presse. 

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