Covid-19 : la Britannique Margaret Keenan, première patiente au monde à recevoir le vaccin Pfizer/BioNTech

Covid-19 : la Britannique Margaret Keenan, première patiente au monde à recevoir le vaccin Pfizer/BioNTech
La Britannique Margaret Keenan est devenue à 90 ans la première patiente au monde à recevoir le vaccin de l'alliance américano-allemande Pfizer/BioNTech le 8 décembre 2020.

publié le mardi 08 décembre 2020 à 09h33

Près d'une semaine après le feu vert donné au déploiement du vaccin Pfizer/BioNTech, le Royaume-Uni a lancé mardi 8 décembre sa campagne de vaccination contre le Covid-19, la première dans un pays occidental.

C'est la personnalité du jour. La Britannique Margaret Keenan, 90 ans, est devenue mardi 8 décembre la première patiente au monde à recevoir le vaccin Pfizer/BioNTech dans le cadre de la campagne de vaccination massive contre le nouveau Covid-19 lancée par le Royaume-Uni.

Les caméras de télévision ont montré la nonagénaire, hospitalisée à Coventry, dans le centre de l'Angleterre, en train de recevoir la piqûre, assise dans son fauteuil et échangeant paisiblement avec l'infirmière. 



"Je me sens si privilégiée d'être la première personne à être vaccinée contre le Covid-19, c'est le meilleur cadeau d'anniversaire anticipé que j'aurais pu espérer", a déclaré sous les flashs des photographes cette patiente qui aura 91 ans la semaine prochaine. "Cela signifie que je peux finalement envisager de passer du temps avec ma famille et mes amis dans la nouvelle année après avoir été seule durant une grande partie de l'année", a-t-elle ajouté, citée par l'agence de presse Press Association.  

357 millions de doses

Pays le plus endeuillé d'Europe avec près de 61.500 morts, le Royaume-Uni est le premier dans le monde à avoir autorisé début décembre le déploiement du vaccin des laboratoires de l'alliance américano-allemande Pfizer/BioNTech. Le Royaume-Uni a commandé 40 millions de doses du vaccin Pfizer, permettant de protéger 20 millions de personnes, deux injections étant nécessaires à trois semaines d'intervalle.

Tous vaccins confondus, le gouvernement a assuré l'accès à quelque 357 millions de doses auprès de sept fabricants. Il compte sur celui d'AstraZeneca et de l'université d'Oxford, en attente d'autorisation, plus facile à transporter et dont il a commandé 100 millions de doses, pour vacciner plus largement. 

"Un marathon, plus qu'un sprint"

"Cette journée marque une énorme avancée dans la lutte du Royaume-Uni contre le coronavirus", s'est félicité le Premier ministre conservateur Boris Johnson. "Mais la vaccination de masse prendra du temps", a-t-il mis en garde, appelant à continuer à respecter les restrictions en place. 

En Angleterre, au Pays de Galles, en Ecosse et en Irlande du Nord, la priorité est donnée aux résidents et employés des maisons de retraite, une tâche compliquée par les défis logistiques liés au besoin de conserver le vaccin à -70 degrés, ainsi qu'aux soignants et aux plus de 80 ans.  Les autorités espèrent vacciner d'ici au printemps les neuf catégories prioritaires de personnes considérées comme les plus vulnérables, qui comprennent les plus de 50 ans, les soignants et les personnes à risque. Elles représentent 99% des décès.

La campagne qui s'ouvre, la plus grande jamais menée par le service public de santé, s'apparente davantage à "un marathon" qu'à "un sprint" dans ce pays de 66 millions d'habitants, a prévenu le directeur médical du service public de santé (NHS), Stephen Powis. La majorité de la population britannique devra attendre 2021. 

"La semaine qui vient est un moment historique", a néanmoins estimé le ministre de la Santé Matt Hancock, qui a désigné le premier jour de la campagne de vaccination comme le "V day", jour de la victoire. 

Dans l'Union européenne, une décision est attendue d'ici à fin décembre tandis que la Russie a commencé à distribuer durant le week-end son propre vaccin, Spoutnik V.
 

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