Covid-19 : l'efficacité du vaccin AstraZeneca remise en cause

Covid-19 : l'efficacité du vaccin AstraZeneca remise en cause
(Photo d'illustration)

, publié le lundi 08 février 2021 à 09h31

Les experts de l'OMS examinent lundi 8 février le vaccin anti-Covid-19 d'AstraZeneca et Oxford, dont une étude vient de révéler une efficacité "limitée" contre le variant sud-africain.

En France, la campagne de vaccination a connu ce week-end un coup d'accélérateur grâce à l'arrivée du tout nouveau vaccin AstraZeneca, réservé en priorité aux soignants de moins de 65 ans. Dans le même temps, une étude sud-africaine a révélé son "efficacité limitée" face au variant sud-africain, qui commence à inquiéter dans l'Hexagone.




Selon les premiers résultats de cette étude, ce vaccin est efficace à seulement 22% contre les formes modérées du variant sud-africain. Aucun résultat n'est encore disponible sur son efficacité contre les formes graves.

"Les premiers résultats semblent confirmer que la mutation du virus détectée en Afrique du Sud peut se transmettre à la population déjà vaccinée", indique un communiqué sur cette étude de l'université du Witwatersrand à Johannesburg, qui n'a pas encore été examinée par des pairs. "Nous pensons que notre vaccin protégera quand même contre les formes graves de la maladie", a affirmé pour sa part un porte-parole d'AstraZeneca, contacté par l'AFP.

En conséquences, l'Afrique du Sud a suspendu dimanche 7 février le démarrage de son programme de vaccination contre le Covid-19, qui devait avoir lieu dans les prochains jours avec un million de vaccins Oxford/AstraZeneca. 

Moins efficace que Pfizer/BioNTech et Moderna mais plus pratique

S'il est massivement administré au Royaume-Uni depuis décembre et approuvé depuis peu par plusieurs autres pays et par l'Union européenne, l'efficacité du vaccin développé par Oxford et AstraZeneca a déjà été remise en cause. Avec une efficacité moyenne pour l'heure de 70%, le vaccin d'AstraZeneca/Oxford est en effet moins probant pour l'instant que ceux de Pfizer/BioNTech ou de Moderna, dont l'efficacité dépasse les 90%. Certains pays, parmi lesquels la France, ont par ailleurs préféré le recommander uniquement pour les moins de 65 ans voire 55 ans, faute de données suffisantes sur ce sujet. 

Mais ce vaccin utilise une technologie plus traditionnelle que ces deux concurrents, ce qui le rend moins coûteux, plus facile à stocker puisqu'il peut être conservé dans des réfrigérateurs et non à très basse température, et donc plus adapté à des campagnes de vaccination massives.

Lundi 8 février, le comité stratégique des experts en immunisation de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) se réunit en visioconférence pour formuler des recommandations provisoires quant à l'utilisation de ce vaccin. "Une attention particulière sera donnée à la discussion sur l'utilisation du vaccin sur les adultes les plus âgés", précise l'agenda de l'OMS.
 

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