Covid-19 : en Allemagne, vers des restrictions visant les non-vaccinés, même testés négatifs

Covid-19 : en Allemagne, vers des restrictions visant les non-vaccinés, même testés négatifs
La chancelière allemande, Angela Merkel.

publié le dimanche 25 juillet 2021 à 17h20

La semaine dernière, Angela Merkel s'était dite préoccupée par la "dynamique claire et inquiétante" de l'augmentation des cas et avait encouragé le plus grand nombre possible d'Allemands à se faire vacciner.

Le variant Delta progresse et inquiète également en Allemagne. Les restrictions pourraient viser les non-vaccinés, même testés négatifs.



"Les personnes vaccinées auront certainement plus de liberté que les personnes non-vaccinées", a déclaré Helge Braun, le chef de cabinet de la chancelière Angela Merkel, au journal Bild am Sonntag publié ce dimanche 25 juillet.

Actuellement, les Allemands peuvent se rendre dans des lieux publics tels que les restaurants, les cinémas ou les salles de sport s'ils sont totalement vaccinés ou présentent un test négatif récent.

Des lieux de loisirs bientôt interdits aux non-vaccinés ?

Mais si les taux d'incidence continuent à augmenter, les personnes non-vaccinées devront réduire leurs contacts, a déclaré Helge Braun.

"Cela pourrait signifier qu'accéder à des endroits comme les restaurants, les cinémas et les stades ne serait plus possible, même pour les personnes non-vaccinées testées, car le risque est trop élevé", a-t-il déclaré.

Le pays a le devoir de protéger la santé de la population, a insisté le chef de cabinet d'Angela Merkel.

"Cela suppose un système de santé qui n'a pas à reporter à nouveau à l'hiver des interventions liées à des cancers pour traiter des patients atteints de Covid".

L'Allemagne a connu un faible taux d'infection en début d'été comparé à nombre de ses voisins européens, mais les cas ont augmenté ces deux dernières semaines, en grande partie à cause du très contagieux variant Delta du coronavirus.

Pas de vaccination obligatoire

La semaine dernière, Angela Merkel s'était dite préoccupée par la "dynamique claire et inquiétante" de l'augmentation des cas et avait encouragé le plus grand nombre possible d'Allemands à se faire vacciner. Dimanche, 60,8% d'entre eux avaient reçu une dose de vaccin et 49,1% deux doses.

Toutefois, Angela Merkel avait déclaré que son pays n'envisageait pas de suivre la France et d'autres pays en introduisant des vaccinations obligatoires pour une partie de la population. C'est le cas en France notamment pour les personnels soignants.

Le ministre allemand de la Santé, Jens Spahn, avait déclaré début juillet que les personnes vaccinées n'auraient pas à subir un nouveau confinement total et bénéficieraient de plus de libertés que les non-vaccinées en cas de reprise de l'épidémie.

"Tant qu'il n'y a pas de mutations (du virus) ayant un impact sur la protection offerte par les vaccins (...) alors le fait d'être complètement vacciné signifiera que des restrictions comme celles de l'hiver dernier ne seront pas nécessaires", avait-il affirmé.

En France, l'espoir de 40 millions de primo-vaccinés "d'ici lundi au plus tard"

En France, au lendemain d'une nouvelle journée de mobilisation de ses opposants, le pass sanitaire anti-Covid pourrait être adopté définitivement ce dimanche soir, si députés et sénateurs parviennent à un accord. Mais la voie est étroite et une prolongation des débats ne peut être exclue.

Parallèlement, l'exécutif continue à pousser la vaccination, dans l'espoir de passer le cap des 40 millions de primo-vaccinés "d'ici lundi au plus tard", avec un mois d'avance sur l'objectif initial.

Depuis la Polynésie où il est en déplacement, Emmanuel Macron a voulu lancer "un message très fort pour appeler chacune et chacun à se faire vacciner" pour se protéger et protéger les autres.

Le chef de l'Etat a aussi appelé à ce que le débat parlementaire sur le pass sanitaire "se fasse dans l'apaisement et l'efficacité".

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