Coronavirus : l'université d'Oxford pourrait sortir un vaccin pour septembre

Coronavirus : l'université d'Oxford pourrait sortir un vaccin pour septembre
Il existe une centaine de projets de vaccins anti-Covid-19 dont une dizaine en phase d'essais cliniques (illustration).

, publié le mercredi 29 avril 2020 à 09h18

Après des résultats prometteurs sur des singes, les scientifiques de l'Institut Jenner prévoient de tester leur vaccin sur plus de 6.000 personnes d'ici la fin du mois de mai.

La mise au point de vaccins efficaces et sûrs est un point clef de la bataille contre la pandémie de Covid-19 qui a tué plus de 215.000 personnes dans le monde. En l'absence de remèdes éprouvés contre les formes graves de cette maladie, seuls des vaccins administrés à large échelle permettraient de se prémunir contre la maladie et d'interrompre la transmission du virus.




A l'heure actuelle, il existe une centaine de projets de vaccins, dont une dizaine en phase d'essais cliniques, selon des données de la London School of Hygiene and Tropical Medicine.

Parmi ceux-ci, celui de l'université d'Oxford, au Royaume-Uni, semble particulièrement avancé, rapporte Le New York Times. Après des résultats prometteurs sur des singes, les scientifiques de l'Institut Jenner prévoient de tester leur vaccin sur plus de 6.000 personnes d'ici la fin du mois de mai. 

80% de chances de réussite

Le mois dernier, le laboratoire des Rocheuses du National Institutes of Health, dans le Montana (Etats-Unis), a exposé des singes au virus et inoculé à six d'entre eux des doses uniques du vaccin. Vingt-huit jours plus tard, ces six singes étaient en bonne santé, à l'inverse de leurs congénères qui avaient tous développé la maladie, a expliqué le docteur Vincent Munster. 

Concrètement, ce vaccin est basé sur un adénovirus modifié touchant les chimpanzés. Il permet de "générer une forte réponse immunitaire avec une seule dose et il ne s'agit pas d'un virus qui se réplique", si bien qu'il "ne peut pas causer d'infection continue chez l'individu vacciné". Cela le rend "plus sûr pour les enfants, les personnes âgées" et les patients qui auraient des maladies sous-jacentes comme le diabète.

Estimant à 80% les chances de réussite, l'équipe du professeur Sarah Gilbert prévoit, parallèlement aux recherches, de produire un million de doses disponibles d'ici au mois de septembre, afin de le rendre largement disponible dès l'automne en cas de succès.

Comment expliquer une telle avancée, alors qu'un délai de 12 à 18 mois minimum a souvent été avancé par des organisations sanitaires comme l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et par de grands laboratoires pharmaceutiques ? L'Institut Jenner avait en fait déjà effectué des tests l'an passé sur une précédente forme de coronavirus. Les chercheurs ont également obtenu le feu vert des autorités britanniques très rapidement. 
 

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