"Ce sera compliqué pour Hulot", craignent les écologistes

"Ce sera compliqué pour Hulot", craignent les écologistes
Nicolas Hulot a reçu le soutien du Premier ministre Edouard Philippe (photo d'illustration).

Orange avec AFP, publié le mardi 27 juin 2017 à 09h30

Les proches du ministre de l'Écologie estiment que le couac qu'il a connu lundi est le premier d'une longue série...

Nicolas Hulot a connu son premier bras de fer gouvernemental avec le ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert, lundi 26 juin, sur le sujet des pesticides "tueurs d'abeilles". Si Matignon a donné raison à son ministre de l'Écologie, sa tâche va être difficile, prédisent plusieurs députés écologistes dans Le Parisien.





"L'Écologie est le ministère du combat et du rapport de force permanent car, même quand une loi est votée, ce n'est jamais gagné et il y a toujours des tentatives de retour en arrière. Ceux qui n'ont pas pu faire valoir leur point de vue sur les néonicotinoïdes quand j'étais ministre retentent le coup aujourd'hui", remarque ainsi l'ancienne ministre Ségolène Royal dans le quotidien.

UNE TÂCHE "COMPLIQUÉE SUR TOUT"

"Matignon n'avait pas le choix de retoquer le ministre de l'Agriculture car les pesticides tueurs d'abeilles sont éminemment symboliques de l'effondrement de la biodiversité, et les études scientifiques sont accablantes en matière d'impact sur la santé", souligne de son côté Delphine Batho, qui a elle aussi occupé le ministère de l'Écologie.

La députée socialiste des Deux-Sèvres estime que la tâche du "ministre le plus populaire du gouvernement" sera "compliquée sur tout" car "il faut se battre contre des élites très conservatrices qui ne sont pas indépendantes du poids des lobbys".

Quant au député européen écologiste Yannick Jadot, proche du ministre, le constat est sévère : "Nicolas Hulot me fait penser à Jean-Louis Borloo pendant le Grenelle de l'environnement. Le ministre de l'Écologie se cognait alors en permanence contre les arbitrages de Bercy et Matignon et arrachait des décisions en passant par l'Élysée, jusqu'à ce que Nicolas Sarkozy le lâche".

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