Catalogne: Puigdemont, de la destitution à l'abandon

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 L'indépendantiste catalan Carles Puigdemont à Copenhagen, le 22 janvier 2018

L'indépendantiste catalan Carles Puigdemont à Copenhagen, le 22 janvier 2018

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© AFP, Jonathan NACKSTRAND

AFP, publié le vendredi 02 mars 2018 à 16h56

De la destitution et la fuite en Belgique de Carles Puigdemont fin octobre, à l'abandon jeudi de sa candidature à la présidence de la Catalogne, les temps forts de la crise catalane.

- Indépendance et destitution -

Le 27 octobre, le parlement catalan proclame unilatéralement l'indépendance, votée par 70 députés sur 135.

La riposte annoncée de Madrid arrive sans tarder: mise sous tutelle de la Catalogne, destitution du gouvernement de Carles Puigdemont, dissolution du parlement et convocation d'élections régionales le 21 décembre. 

Le 29, des centaines de milliers de personnes manifestent à Barcelone pour l'unité de l'Espagne, criant "Puigdemont en prison".

- Puigdemont en Belgique -

Le 30 octobre, Carles Puigdemont se réfugie à Bruxelles, avec quatre membres de son gouvernement destitué, après avoir quitté secrètement la Catalogne.

Le 2 novembre, son ancien vice-président, Oriol Junqueras, et sept autres "ministres" indépendantistes sont emprisonnés pour "rébellion et sédition". 

Le lendemain, l'Espagne émet des mandats d'arrêt européens contre Carles Puigdemont et les quatre anciens ministres qui l'ont suivi en Belgique, puis les retire le 5 décembre.

Mais s'ils reviennent en Espagne, les cinq hommes, inculpés de rébellion et sédition, risquent d'être arrêtés. M. Puigdemont lance depuis la Belgique sa campagne pour les régionales.

- Les indépendantistes victorieux -

Le 21 décembre, les Catalans votent en masse et donnent une majorité aux indépendantistes au parlement régional, au terme d'un scrutin atypique, avec trois parlementaires en détention pour leur rôle dans la tentative de sécession et cinq autres, dont Puigdemont, en exil.

- L'exil ou la prison - 

Le 29 décembre, le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy annonce qu'il convoque la première session du nouveau Parlement le 17 janvier. Le premier tour de scrutin pour élire le président de la région devra suivre dans les dix jours, rappelle-t-il, jugeant "absurde" que Carles Puigdemont gouverne la Catalogne depuis l'étranger comme le suggère son parti. 

Le lendemain, Puigdemont exige une négociation politique et la restauration par Madrid de son gouvernement. 

Le 5 janvier 2018, la Cour suprême s'oppose à la libération de son ancien numéro deux Oriol Junqueras. 

- Puigdemont candidat malgré tout -

La Catalogne restera sous la tutelle de Madrid si Puigdemont tente de la gouverner de Bruxelles, prévient Rajoy. Le futur président de la Catalogne devra "prendre ses fonctions" "physiquement" affirme-t-il mi-janvier.

Le 17, l'indépendantiste Roger Torrent est élu à la présidence du parlement catalan et entame les consultations pour proposer un candidat à la présidence régionale.

Le 22, Carles Puigdemont est officiellement désigné par le Parlement candidat à la présidence de la région. 

Le ministre de l'Intérieur assure le lendemain que les forces de l'ordre sont sur le qui-vive "partout" pour empêcher un retour de Puigdemont incognito "en hélicoptère, ULM ou bateau" voire "dans le coffre d'une voiture". 

Le dirigeant indépendantiste dit souhaiter pouvoir rentrer en Espagne pour son investiture sans risquer une incarcération.

- Réélection bloquée -

Le 27 janvier, la Cour constitutionnelle suspend la réélection prévue trois jours plus tard de Puigdemont comme président de la Catalogne, estimant qu'une investiture à distance n'est pas légale. Elle pose la condition qu'il se présente "en personne au parlement, muni d'une autorisation judiciaire préalable".

Le 30, le président du parlement catalan décide d'ajourner la session d'investiture. Puigdemont maintient sa candidature.

Le 13 février le parlement catalan annonce qu'il va saisir la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) pour que Puigdemont puisse être réinvesti comme président de la région.

- Abandon -

Le 1er mars Carles Puigdemont renonce à briguer la présidence catalane, assurant qu'il défendra la cause de sa "république" partout, y compris en saisissant le comité des droits de l'homme de l'ONU.

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19 commentaires - Catalogne: Puigdemont, de la destitution à l'abandon
  • Et dire que nous avons le même genre d'individus pas très nets dans leurs têts de lobotomisés qui voudraient l'indépendance de la Corse.

  • comment lui confier un pays il se sauve au moindre problème et laisse ses conseillers dans la panade

  • Enfin.... Il est temps qu'il se rende compte du désastre qu'il a créé avec ....ardeur , même en fuyant !

  • Courageux mais pas téméraire le Puigdement. Après avoir tenté, il faut bien le dire, un putsch en Catalogne pour s'approprier cette Région, il se barre en Belgique laissant ses collègues trinquer à sa place et aller en prison. Tu parles qu'il n'a pas envie de revenir en Espagne le meneur des indépendantistes Il sait ce qui l'attend. Que ses anciens lieutenants se débrouillent tout seuls. Quel courage!

  • Quelle lacheté ce type, et il veut gouverner une région ! Il a mis ses copains dans le pétrin, puis il s'est échappé.