Brexit: "Nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour un départ ordonné" selon Juncker

Brexit: "Nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour un départ ordonné" selon Juncker
Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker le 22 octobre 2019 à Strasbourg en France

, publié le mardi 22 octobre 2019 à 10h27

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a déclaré mardi que l'Union européenne avait fait "tout ce qui était en (son) pouvoir" pour assurer un départ ordonné du Royaume-Uni, alors que l'UE restait suspendue à une ratification côté britannique.

"Je regretterai toujours la décision du Royaume-Uni de quitter l'Union européenne, mais au moins nous pouvons nous regarder en face et dire que nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour s'assurer que ce départ est ordonné", a-t-il affirmé devant le Parlement européen à Strasbourg.

Le chef de l'exécutif européen a soutenu l'hémicycle dans sa volonté, réaffirmée par les chefs de groupes politiques lundi soir, de ne ratifier l'accord du retrait qu'une fois assuré du soutien du Parlement britannique.

"D'abord Londres, ensuite Bruxelles et Strasbourg!", a-t-il lancé, ce qui lui a valu une salve d'applaudissements des eurodéputés.

De son côté, le président du Conseil européen Donald Tusk, également présent pour faire un bilan du dernier sommet européen, a fait état d'une "situation complexe à la suite des événements de ce week-end au Royaume-Uni, et la demande britannique pour une prolongation de la procédure de l'article 50" (la procédure de retrait).

"Je consulte les dirigeants (des 27) sur la façon de réagir, et déciderai dans les prochains jours", a-t-il expliqué.

Cette réaction va dépendre "de ce que le Parlement britannique décidera, ou ne décidera pas", a-t-il poursuivi, appelant à "être prêt à tous les scénarios".

Jean-Claude Juncker a assuré que la Commission avait travaillé "sans relâche pour négocier et renégocier un accord".

"Cela m'a fait de la peine de passer tant de temps au cours de ce mandat à s'occuper du Brexit, quand je ne pensais à rien d'autre que la façon dont l'Union pourrait mieux faire pour ses citoyens", a-t-il regretté, évoquant "du temps gâché, de l'énergie gâchée".

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