Bolivie : la future présidente par intérim, Jeanine Añez, convoque une élection présidentielle

Bolivie : la future présidente par intérim, Jeanine Añez, convoque une élection présidentielle
Des Boliviens descendent dans les rues de La Paz pour célébrer la démission du président bolivien, Evo Morales, le 10 novembre 2019.

, publié le mardi 12 novembre 2019 à 11h08

La future présidente par intérim du pays, Jeanine Añez, a indiqué, lundi, souhaiter que le pays dispose d'un président élu "le 22 janvier".

Au lendemain de la démission du président bolivien Evo Morales, la deuxième vice-présidente du Sénat, l'opposante Jeanine Añez, appelée en vertu de la Constitution à succéder à son poste, a annoncé, lundi 11 novembre, la prochaine convocation d'une élection présidentielle afin que "le 22 janvier nous ayons un président élu".

"Nous allons convoquer des élections avec des personnalités qualifiées qui vont conduire le processus électoral afin de refléter ce que veulent tous les Boliviens", a-t-elle déclaré à son arrivée au Parlement. 

Des démissions en série

Les successeurs prévus par la Constitution en cas de départ du président ont en effet tous démissionné avec lui : le vice-président Alvaro Garcia, la présidente et le vice-président du Sénat et le président de la Chambre des députés.

"Nous avons déjà un calendrier. Je crois que la population demande en criant que nous ayons un président élu le 22 janvier", a-t-elle ajouté, évoquant la date prévue, avant la crise, de la prise de ses fonctions par le prochain président de Bolivie.

"Nous voulons seulement la démocratie"

Cette sénatrice de 52 ans, membre du parti d'opposition Unidad Democratica, n'a pas caché son émotion en appelant à la fin des violences. 

"Vous allez m'excuser, mais je suis émue (...) Je vous demande, pour l'amour de Dieu de mettre fin à cette violence. Nous voulons seulement la démocratie, nous voulons seulement la liberté", a ajouté Jeanine Añez. 

Le président bolivien Evo Morales a démissionné dimanche après trois semaines d'actions de protestation contre sa réélection.

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