Bernard Tapie dans le viseur de la justice belge, deux de ses domiciles perquisitionnés

Bernard Tapie dans le viseur de la justice belge, deux de ses domiciles perquisitionnés©Panoramic

, publié le vendredi 19 mars 2021 à 16h29

Dans le cadre d'une enquête judiciaire menée en Belgique sur de possibles fraudes financières, deux domiciles de l'homme d'affaires Bernard Tapie ont été perquisitionnés mercredi 17 mars au matin, à Paris et Saint-Tropez, rapporte la RTBF ce vendredi. 

Bernard Tapie dans la tourmente ? Ce vendredi 19 mars, la RTBF rapporte que l'homme d'affaires français intéresse la justice belge. Mercredi 17 mars au matin, deux domiciles de Bernard Tapie ont été perquisitionnés.

L'un se trouve à Paris, l'autre à Saint-Tropez, dans le Var. D'après la RTBF, Bernard Tapie est soupçonné d'infractions financières. Dans le viseur des enquêteurs belges de l'office central de lutte contre la délinquance économique et financière organisée (OCDEFO) et d'un magistrat fédéral ? La villa de Saint-Tropez, appelée La Mandala.

Le media belge explique que la résidence appartient aujourd'hui à South Real Estate Investment (SREI), une filiale luxembourgeoise de la société belge « GBT Holding » de Bernard Tapie. Le hic, c'est que cette même société « GBT Holding » a été placée en liquidation judiciaire au mois de décembre 2018 par le tribunal de l'entreprise de Liège, avant qu'elle ne se soit déclarée en faillite récemment, en septembre 2020. La justice belge enquête notamment sur des « soupçons d'abus de biens sociaux et d'infractions liées à l'état de faillite », précise la RTBF


 Perquisitions sous tension  

Mais ce n'est pas tout. Dans cette affaire, Lucien D'Onofrio, ancien vice-président du club de football du Standard de Liège et ancien agent de joueur étant proche de Bernard Tapie, est également impliqué, toujours selon la RTBF. Diverses investigations sont menées par la justice belge sur les conditions d'achat de la villa de Saint-Tropez par la filiale luxembourgeoise SREI ainsi que le rôle joué par Lucien D'Onofrio à cette occasion. Un prêt de plusieurs millions d'euros est évoqué.

Le Point va plus loin en dévoilant que les perquisitions menées aux deux domiciles de l'ancien patron de l'Olympique de Marseille ne se sont pas déroulées de manière pacifique. "Ouvrez ou on défonce la porte", auraient notamment lâchés les policiers chargés de perquisitionner l'hôtel particulier parisien de Bernard Tapie, toujours d'après Le Point. Ce à quoi aurait rétorqué le maître des lieux : "Défoncez la si vous voulez !". Un échange musclé avant que la police ne finisse par pénétrer sur les lieux. L'homme d'affaires âgé de 78 ans n'en a, semble-t-il, pas terminé avec la justice, alors qu'il se bat toujours contre un double cancer de l'œsophage et de l'estomac. 

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