Au Yémen en guerre, des cyclistes pédalent pour la paix

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Des cyclistes rassemblés dans la capitale du Yémén, se préparent à parcourir 320 km pour rejoindre la ville de Saada plus au nord. Leur objectif : répandre un message de paix dans un pays en proie à la guerre depuis plus de sept ans. Sanaa, le 25 août 2021
Des cyclistes rassemblés dans la capitale du Yémén, se préparent à parcourir 320 km pour rejoindre la ville de Saada plus au nord. Leur objectif : répandre un message de paix dans un pays en proie à la guerre depuis plus de ...
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© AFP, Mohammed HUWAIS

publié le mercredi 25 août 2021 à 16h01

Des dizaines de cyclistes yéménites ont pris la route mercredi à Sanaa avec un objectif commun : répandre un message de paix dans ce pays en proie à la guerre depuis plus de sept ans.

Dans la capitale, les cyclistes se préparent à parcourir les 320 kilomètres qui les séparent de la province de Saada, fief des rebelles Houthis situé plus au nord et l'une des régions les plus dévastées par la guerre.

Dans les rues animées de la capitale sous contrôle rebelle, Mohammed al-Jidadi vérifie ses pédales avant de se lancer avec environ 40 autres personnes.

Non loin de là, un autre cycliste gonfle ses pneus, tandis qu'un troisième jeune homme soulève son vélo, faisant semblant de jouer à la guitare.

"Nous allons à Saada pour diffuser un message de paix", affirme M. Jidadi à l'AFP. 

La guerre qui oppose depuis 2014 les forces du gouvernement aux rebelles Houthis a plongé le Yémen, déjà pays le plus pauvre de la péninsule arabique, dans la pire crise humanitaire au monde selon l'ONU. 

Le conflit a fait des millions de déplacés, selon différentes organisations humanitaires. Quelque 80% des 30 millions d'habitants, confrontés à des risques accrus d'épidémies et de famine, dépendent de l'aide internationale.

De nombreuses écoles, usines, hôpitaux et entreprises ont depuis été détruits ou fermés.

Les cyclistes espèrent que leur voyage donnera un nouveau souffle au pays, où les espoirs de paix s'évaporent près de trois ans ans après un accord conclu en décembre 2018 sous l'égide des Nations unies.

"Notre message au monde est qu'il existe un sport de paix", explique à l'AFP le cycliste Mohammed al-Harazi. 

"Nous ne voulons pas que le cyclisme soit limité à une province, et nous voulons transmettre à toutes les provinces le message que le cyclisme est destiné à toucher toutes les nations".

Pour ces cyclistes, ce message de paix est plus important que jamais.

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