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Attentat de Nice en 2016: un homme soupçonné d'avoir fourni une arme à l'assaillant arrêté en Italie

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Image tirée d'une vidéo diffusée le 22 avril 2021 par la police italienne montrant un homme (c), escorté par des policiers, et identifié comme Endri Elezi, un Albanais soupçonné d'avoir fourni une arme à l'auteur de l'attaque au camion sur la Promenade des Anglais à Nice en juillet 2016
Image tirée d'une vidéo diffusée le 22 avril 2021 par la police italienne montrant un homme (c), escorté par des policiers, et identifié comme Endri Elezi, un Albanais soupçonné d'avoir fourni une arme à l'auteur de l'attaque ...
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© AFP, Handout, Polizia di Stato

publié le jeudi 22 avril 2021 à 13h26

Un Albanais soupçonné d'avoir fourni une arme à l'auteur de l'attaque au camion perpétrée sur la Promenade des Anglais à Nice le 14 juillet 2016 a été arrêté mercredi en Italie, a annoncé jeudi la police italienne.

La police "a capturé hier soir Endri Elezi, un ressortissant albanais de 28 ans faisant l'objet d'un mandat d'arrêt européen émis par les autorités françaises", a déclaré la police dans un communiqué, confirmant des informations publiées mercredi soir par plusieurs médias italiens.

"Il est considéré comme responsable de la fourniture d'armes à Mohamed Lahouaiej Bouhlel, auteur de l'attentat terroriste commis à Nice le 14 juillet 2016. L'homme a été localisé à Sparanise (Caserte)", près de Naples (sud), a-t-elle précisé.

Endri Elezi, surnommé "Gino", aurait fourni à l'assaillant un fusil d'assaut, provenant d'un cambriolage et dissimulé dans une forêt sur les hauteurs de Nice, par l'intermédiaire d'un autre Albanais. La justice française avait émis un mandat d'arrêt européen à son encontre le 27 avril 2020.

Cette arrestation intervient après que la cour d'appel de Paris a confirmé en mars le renvoi aux assises de huit personnes, dont Endri Elezi, pour cet attentat qui avait fait 86 morts.

En vertu du mandat d'arrêt européen, l'Italie est tenu de le remettre aux autorités judiciaires françaises d'ici 10 jours, si M. Elezi ne s'y oppose, sinon d'ici 60 jours.

Puisque l'enquête est terminée et le procès déjà prévu, un supplément d'information devra être ordonné, notamment pour qu'il soit interrogé et soumis aux expertises psychiatriques et psychologiques obligatoires, avant de pouvoir être éventuellement jugé, a expliqué une source judiciaire française.

- 35 grammes de cocaïne -

"Le procès n'étant pas prévu avant 2022, tous ces actes seront vraisemblablement réalisés d'ici l'audience et il pourra comparaître dans le box avec les autres", a commenté Me Eric Morain l'avocat de la Fédération nationale des victimes d'attentats et accidents collectifs (Fenvac).

Le procès, dont les dates n'ont pas encore été annoncées, ne se déroulera pas avant 2022.

Mohamed Lahouaiej Bouhlel ayant été abattu au volant du camion, la cour d'assises spéciale examinera les responsabilités de membres de son entourage et d'intermédiaires impliqués dans le circuit des armes qui lui étaient destinées.

Endri Elezi est mis en cause pour "association de malfaiteurs" et infraction à la législation sur les armes dans le volet "trafic d'armes" de l'enquête. 

Il se serait vanté auprès de son cousin, qui l'accompagnait lors de la transaction, d'avoir escroqué l'intermédiaire albanais "en lui refilant une kalachnikov qui ne marchait pas contre 35 grammes de cocaïne", selon l'ordonnance de renvoi devant la cour d'assises consultée par l'AFP. 

Son cousin, Adriatik E., soupçonné des mêmes faits, s'est suicidé en prison le 8 juin 2018.

L'information judiciaire n'a pas pu démontrer pour cinq suspects ayant fourni des armes à Lahouaiej Bouhlel qu'ils avaient eu connaissance de son projet d'attaque terroriste. La qualification terroriste a donc été écartée et ils sont renvoyés aux assises pour des infractions de droit commun.

Trois hommes, Mohamed Ghraieb, Chokri Chafroud et Ramzi Arefa, sont renvoyés pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle".

Le procès doit durer plusieurs semaines au moins, dans une maxi salle d'audience construite dans le Palais de justice de Paris, sur l'île de la Cité, après celui des attentats du 13 novembre 2015 dans la capitale française et ses environs.

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